Notre ancien collègue Bernard Simon nous a quitté le 3 août dernier à l’âge de 94 ans.

En 1948 Bernard commence sa carrière en tant qu’ingénieur agronome à la Direction de l’Agriculture, de l’Elevage et des Forêts au Ministère de la France d’Outre-Mer à Paris. Il travaillera par la suite, pendant 12 ans comme ingénieur des services au Cameroun jusqu’à ce qu’il soit intégré en 1960 comme Conseiller technique à la Société d’Etudes pour le Développement Economique et Social (Sedes) à Paris en 1960, où il restera jusqu’en 1968, quand il sera nommé Chef du service Agro-Economie et puis Adjoint au Chef du Département Régional et Planification à la Société Grenobloise d’Etudes et d’Applications Hydraulique (Sogreah) à Grenoble.

En 1973 Bernard Simon intègre le Gerdat, ou pendant 17 ans il a assumé des responsabilités très diverses. A son entrée au Gerdat il a été désigné comme Chef du Service de Recherche agro-économique et adjoint au Conseiller scientifique permanent. Il sera par la suite  nommé responsable des relations avec l’étranger, hors Afrique francophone, pour après devenir, en 1984, Délégué Géographique pour l’Asie et l’Amérique Latine au Service des relations extérieures, rôle qu’il continuera à exercer après la création du Cirad jusqu’en 1990 quand il sera affecté auprès du Directeur scientifique du Cirad en tant que Chargé de mission, où il s’emploiera à la coordination de la politique de coopération du Cirad avec sa politique scientifique en fonction de la situation économique et politique des pays partenaires.

En 1990 il est nommé Chargé de mission auprès du Directeur général du Cirad, Hervé Bichat. Ce qui le portera à étudier les interventions du Cirad en Asie et la situation économique et politique des grands pays de ce continent, pour ensuite participer à l’élaboration du projet d’entreprise du Cirad et lancer un programme de recherche en histoire des sciences sur « l’histoire de la recherche agronomique tropicale française » en coopération avec l’Université de Paris VII. Il travaillera aussi en tant que conseiller scientifique auprès de l’Adepta, jusqu’à sa retraite en juillet 1990.

Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille et nous leur transmettons toute la reconnaissance de ses collègues et du Cirad pour son engagement au service de l’institution.

Les obsèques auront lieu mercredi 7 août à 11 heures à l’église Notre Dame, rue de la Paroisse à Versailles.

Michel Eddi 

Président directeur général

Nous rappelons ici (en mode « enregistré ») quelques unes de ses nombreuses anecdotes que nous avions éditées sur le site, et ci-dessous quelques photos qu'il nous avait remises.

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Les Arts d’Océanie sont à l’image des territoires et des cultures qu’ils révèlent : vastes, singuliers et identitaires.

Notre groupe de 14 personnes, anciens de l'IRD (en majorité) et du Cirad, a pu les apprécier, au Musée du Quai Branly, grâce à Jean-Christophe Galipaud, archéologue à l’IRD UMR Paloc, spécialiste des civilisations Lapita et découvreur du camp des réfugiés des navires de Lapérouse, à Vanikoro, Îles Salomon.

Les grandes questions évoquées par l’exposition et nous visiteurs, passionnés par cette exposition et les explications de notre guide, furent :

-  les rapports intimes avec la mer et l’art de la navigation ;

-  les liens entre les dieux, les ancêtres et les vivants ;

- la richesse du panthéon océanien et des cérémonies rituelles, fondant la cohésion des peuples et le sens de la réciprocité ;

- les liens étroits entre le monde des morts et le monde des vivants.

Sans oublier bien sûr les questions sur le naufrage de Lapérouse et ses deux navires à Vanikoro. Jean-Christophe a localisé le camp de survivants par des objets, mais dit-il, seule la découverte d’une tombe serait le couronnement de ses travaux. Encore de quoi chercher et rêver !

Marie-Noëlle Favier
Présidente de l'AIDA

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Une réunion s’est tenue le 17 juin à Baillarguet à l’initiative de Jean-Paul Lanly en poste au CTFT de 1962 à 1971, puis à la FAO de 1971 à 1996, et actuellement président de l’Association des forestiers tropicaux et d’Afrique du Nord (AFT). Elle rassemblait une quinzaine de personnes avec des représentants de l’AFT, du Cirad (actifs et retraités) de l’association Silva, d’AgroParistech Montpellier et du bureau d’études FRM (Forêts, ressources, management). L’Adac était invitée officiellement et représentée par ma personne et quelques participants à la réunion étaient par ailleurs membres de l’Adac (Gilles Mille, Jean-Guy Bertault, Bernard Mallet et Jean-Paul Lanly).

Il s’agissait pour Jean-Paul Lanly de présenter l’évolution de l’AFT qui a opéré un tournant il y a trois ans et demi en passant d’une activité d’amicale à celle d’une association œuvrant pour un plaidoyer de la foresterie dans les régions chaudes dont l’image est dégradée dans l’opinion publique. A cette fin, l’AFT se positionne dans les domaines économiques, sociaux et environnementaux. Elle est reconnue en France par des acteurs nationaux comme le GNFT (Groupe national sur les forêts tropicales) ou l’AFD. L’AFT édite des ouvrages, organise des séminaires et publie une lettre électronique sur des sujets particuliers. La diffusion de cette dernière est restreinte faute d’un support informatique adéquat. Dans ce contexte, l’association Silva qui est en train de développer son site web pourrait venir en appui à l’AFT. C’est à des fins de valorisation de la foresterie dans la société actuelle que les participants à la réunion ont été ensuite invités à donner leur point de vue.

Les débats ont été riches et intéressants. J’en donne ici l’essentiel en espérant de ne pas être trop réducteur.

Tout d’abord, il a été question du positionnement respectif de l’AFT et de Silva qui, aux yeux de certains participants, sont proches dans leurs objectifs. Gilles Mille et Jean-Paul Lanly ont précisé que Silva a des implications terrain que n’a pas l’AFT, mais que les deux associations s’appuient mutuellement et collaborent.

Maya Leroy d’AgroParisTech Montpellier a rappelé qu’aux yeux de ses étudiants (bac + 5 et au delà) exploitation forestière et conservation ne sont pas à priori antagonistes comme cela peut l’être dans les médias. Dans le cadre de l’enseignement, des associations comme l’AFT et Silva pourraient mieux faire connaître le rôle historique et actuel de la gestion raisonnée des forêts et de la reforestation. AgroParisTech Montpellier est ouvert à des communications et interventions de professionnels du domaine forestier et les étudiants devraient être réceptifs.

Bernard Cassagne, ancien du CTFT et directeur général de FRM, a indiqué que, sur le terrain tropical, il n’y a pas trop de problèmes entre exploitants forestiers et ONG locales de conservation des espaces naturels. Face aux réalités du terrain, les points de vue idéologiques et les méfiances respectives évoluent. Il y a moyen de collaborer. Par ailleurs, les projets sur les changements climatiques ont des effets positifs et intégrateurs. Il en va cependant différemment des relations avec les centrales des ONG internationales comme Greenpeace. Nombre d’informations véhiculées sont fausses. Comme exemple, Bernard Cassagne a cité le cas de la République démocratique du Congo (RDC) accusée d’être ouverte à tous les pillages de ressources. Dans le cas des ressources forestières, la RDC est certainement le pays le moins irrespectueux des conventions. Un autre point sur lequel Bernard Cassagne et d’autres ont insisté est la perte de technicité des étudiants qui à la sortie de leurs études ne sont pas en mesure d’assurer des travaux de terrain (inventaire, pépinière, récolte…). FRM est obligé de s’investir beaucoup dans la formation de ses jeunes recrutés. Il y aurait besoin d’un enseignement en foresterie plus court et technique.

Une partie importante des discussions menées par Jean-Paul Lanly a concerné la communication sur la foresterie afin d’en améliorer l’image. Les participants ont été d’accord pour dénoncer le rôle négatif joué par les médias. Certains ont rapporté des anecdotes instructives de leur relation avec les journalistes avec une décrédibilisation de leurs propos en raison de leur seule appartenance au Cirad. Les participants ont été aussi d’accord pour dire que les chercheurs et professionnels sont insuffisamment formés pour communiquer. Ils pourraient être plus offensifs avec des messages plus clairs.

Un débat a concerné les cibles à viser pour l’AFT. Est-ce le monde des décideurs politiques, des intervenants financiers, des opérateurs économiques ou celui des médias ou du grand public ? Un autre problème signalé de la communication des forestiers est celui de leur manque de cohérence interne, certains pouvant apporter de l’eau aux moulins de leurs détracteurs. Enfin, les participants ont convenu que les forestiers devaient être plus collaboratifs avec d’autres intervenants de la production végétale à qui ils étaient contraints de « lâcher de la forêt ».

Pour ma part, j’ai donné des informations sur l’Adac en signalant qu’il n’était pas dans nos objectifs de peser sur les débats sociétaux. Par le relais de notre site web sur lequel j’ai donné des précisions et avec notre base de données d’adresses, nous pouvons apporter notre concours à l’AFT pour faire connaître ses actions ou ses productions comme c’est le cas pour les livres que l’association édite. Cependant la rupture de liens occasionnée récemment par la nouvelle politique de communication du Cirad vis-à-vis de ses retraités est un handicap pour nos activités. Au sujet des cibles de communication, j’ai fait état de la grande difficulté qu’avait une association comme l’AFBV (Association française des biotechnologie végétales), pourtant riche en personnalités éminentes, à faire évoluer les politiques comme le grand public sur les questions de la transformation génétique. Enfin, j’ai signalé que la volonté déclarée de l’AFT de produire des plaidoyers pour la foresterie la mettait dans une position défensive. Il serait peut-être mieux de présenter son action comme explicative ou éclairante du rôle de la foresterie.

Jacques Chantereau

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a  Maya Leroy
b  Jean-Paul Lanly ex CTFT, FAO, président de l'AFT
c  Jean-Noël Marien, retraité, ex-Cirad, membre de l'AFT
d  Régis Peltier, en activité au Cirad, membre de Silva
e  Michel Malagnoux ex CTFT- Cirad et FAO
f  Dominique Louppe du Cirad
g  Alain Chaudron, ancien de l'ONF, ancien coopérant (conseiller technique successivement en Côte d'ivoire, au Congo (Brazzaville) et au Cameroun), Vice-président de l'AFT

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a  Michel Malagnoux ex CTFT- Cirad et FAO
b  Dominique Louppe du Cirad
c  Alain Chaudron, ancien de l'ONF, ancien coopérant (conseiller technique successivement 
en Côte d'ivoire, au Congo (Brazzaville) et au Cameroun), Vice-président de l'AFT
d  Bernard Cassagne, ex CTFT, PDG du Bureau d'études "Forêt, Ressources, Management" basé à  Mauguio, membre de l'AFT
e  Bernard Mallet du Cirad
f  Claude Lebahy, ONF, ex-Cirad Côte d'Ivoire, Togo, Congo (Brazzaville), Vice-trésorier de l'AFT
g  Gilles Mille
 

 

Le mardi 2 avril 2019, à l'amphithéâtre Jacques Alliot du Cirad, notre collègue Philippe de Reffye a donné une conférence intitulée Modélisation de la croissance des plantes. Cas du modèle GreenLab, en reprenant les résultats de 40 années de recherche sur l’architecture des plantes présentés dans l’ouvrage Architecture des plantes et production végétale publié chez Quae avec ses coauteurs M. Jaeger, F. Houllier et D. Barthélémy.

Nous étions 17 de l’Ird et du Cirad à visiter le Musée de l’Homme rénové ce jeudi 16 mai en compagnie de notre intéressant guide : Gilles Pison, démographe, professeur au MNHN.

Une introduction historique : le Musée de l’Homme est installé depuis 1937 au Palais de Chaillot, il a été fermé pour rénovation en 2009 et ré ouvert en 2015. Il est rattaché au MNHN. Il a été créé par Paul Rivet à l’occasion de l’expo Universelle de 1937. Il réunit des objets de collection, mais aussi des labos de recherche en ethno, anthropologie et préhistoire.

La visite du Musée, en particulier de la Galerie de l’Homme, dont l’objet est de présenter le genre humain dans sa diversité anthropologique, historique et culturelle, a permis de voir quelques curiosités.

Un grand merci à Gilles Pison et à tous les fidèles participants à nos visites.

Marie-Noëlle Favier

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