eckebilRégis Peltier nous informe, lui-même informé par Francois Grison, du décès en 2025, de Jacques Eckebil.

Celui-ci était très apprécie au Cirad et en particulier de Maurice Tardieu † avec qui il avait travaillé dans le début des années 70 à l'Irat au Cameroun et avec lequel il était toujours resté en contact. Un aspect très oŕiginal de son travail de chercheur a été de s'intéresser aux varietes de sorghos repiqués par les paysans en terres de décrues du bassin du lac Tchad.

 

 

Cursus scolaire et universitaire :

- il passe son baccalauréat en 1960, au Lycée Leclerc de Yaoundé ;

- de 1960 à 1964, il intègre l'Ensat (Toulouse) où il obtient le diplôme d'ingénieur agronome (section Génétique et Physiologie végétale) ;

- en 1965, il enrichit son parcours d’une Licence ès Sciences à l’Université Paul Sabatier de Toulouse ;

- en 1971, il part aux États-Unis avec une bourse USAID pour un doctorat à University of Nebraska–Lincoln. Mai 1974 : soutenance du PhD Evaluation of Sorghum Random Mating Populations through S1 Progeny Testing.

Au Cameroun, il a eu un double rôle scientifique et institutionnel :

- il fut un spécialiste du sorgho, en particulier le muskwari (sorgho repiqué), stratégique pour la sécurité alimentaire du Nord-Cameroun. Il a sélectionné la variété successfull à grain rouge Irat 55 dans des écotypes locaux camerounais ;

- il dirigea l’Ira (Institut de recherche agronomique) puis joua un rôle central dans la création de l’Irad (Institut de recherche agronomique pour le développement).

Dans sa dimension internationale, il fait partie de cette génération de partenaires africains du Cirad qui ont contribué à faire de Montpellier un pôle mondial de recherche agronomique tropicale. En raison de son rôle de partenaire du Cirad et membre du conseil scientifique du Cirad de 1990 à 1993, il fit le lien avec la recherche camerounaise (Ira/Irad) et les réseaux CGIAR / FAO.

A la FAO, il connut sa période probablement la plus influente internationalement. Après le Ghana (1995-1998), à Rome en 1998, il y remplaça Gora Beye à la tête du SDRR (Research and Technology Development Service) et s’attela, entre autres, au grand projet encyclopédique de René Tourte Histoire de la recherche agricole en Afrique tropicale francophone.

 


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