Georges Raymond est décédé le 7 mars 2026. Il s'est endormi paisiblement.
Hommage de l'Adac
Né à Vichy en 1936, Georges était marié avec Françoise : ils ont eu trois enfants et cinq petits-enfants. Après des études secondaires à Vichy (6e à 4e) et à Avignon (3e à terminale), il part en préparation AGRI au lycée Joffre de Montpellier (1956-1958) puis au lycée J.-B. Say à Paris (1958-1959). Il rentre en 1959 à l’Enam (Ecole nationale d’agriculture de Montpellier). En 1962-1963, il suit les cours du soir à l’Iffi (Institut français du froid industriel), tout en travaillant au Génie rural d’Antony à la section froid où il fait des essais de refroidisseurs de lait.
Diplômes : ingénieur agricole (1962), ingénieur frigoriste (1963), diplômé du centre d’études des programmes économiques (1972).
En novembre 1963, il part au service militaire, à Fréjus puis à Korhogo (au nord de la Côte d’Ivoire) en 1964 comme VSN (Volontaire du service national) dans les services agricoles.
En mars 1965, il est embauché au BDPA (Bureau pour le développement de la production agricole) et il est affecté aux Comores pour 20 mois (1965-1966). En 1967, il se retrouve à Bolossoville, près d’Oyem au nord Gabon dans les cacaoyers.
Après un séjour de 15 mois en Afrique (1968-1969), au Togo (à Dapango), en Centrafrique (à Bossangoa) et au Tchad (à Koumra), il part à Toulouse en août 1969, pour faire l’étude d’aménagement rural du département de l’Ariège (1969-1971). En 1971-1972, il reprend une année d’étude au Cepe (Centre d’étude des programmes économiques) à Paris. De 1972 à 1974, il est responsable du BDPA (Bureau de développement agricole) à Abidjan. En 1975 et 1976, il part en Algérie, d’abord à Alger puis à Sétif, pour la formation agricole. De 1977 à 1982, il est affecté au ministère de l’Agriculture en Centrafrique comme conseiller (principalement études coton, café et élevage). Entre août et décembre 1982, il effectue deux longues missions au Burkina et au Gabon.
En février 1983, il rentre à l’IRCT (Institut de recherche du coton et des textiles exotiques), pour travailler en agroéconomie. En 1983, il effectue une mission au Sud Tchad pour l’ONDR (Office national de développement rural), puis une mission de trois semaines pour le coton au Laos.
Chargé de la Mission en économie et sociologie rurales (Mesru) de 1984 à 1988, il anime les séminaires d’économie rurale. Il réalise aussi de nombreuses missions en Afrique pour le Cirad-IRCT (Tchad, Togo, Côte d’Ivoire, Mali). Il participe activement à l’ouvrage collectif Le coton en Afrique de l’ouest et du centre pour le ministère de la Coopération et du Développement. Fin 1988, il quitte la Mesru et continue ses activités sur le coton.
Le Président Poly a salué le travail qu’il avait accompli à la MESRU, à savoir :
- restituer clairement programme et responsables par rapport aux départements ;
- publier périodiquement une fiche d’information dont l’intérêt est reconnu par tous ;
- mettre en place une documentation spécifique qui s’avère très fonctionnelle ;
- assurer la présentation des travaux du Cirad dans de nombreuses rencontres nationales et internationales.
De 1989 à 1999, il se consacre uniquement au coton, d’abord au Cirad-IRCT dans la section agroéconomie puis dans l’unité de recherche économie des filières avec de nombreuses missions en Afrique de l’Ouest et centrale. Il assiste à de nombreux séminaires d’économie rurale en France et à l’étranger (en Europe et en Afrique). Il réalise sa dernière mission au Sénégal, toujours pour le coton, en 1999.
Il prend sa retraite fin 1999. Il avoue que la première année a été difficile, puis il a trouvé des activités dans les associations de Clapiers, commune où il résidait. Il a été trésorier de l’Adac pendant plusieurs années. Il reconnaissait être « en forme ».
Décoration : Chevalier de la médaille de la reconnaissance centrafricaine
Bibliographie : https://agritrop.cirad.fr/view/auteurcirad/2737.html
127 publications recensées dans la base de données Agritrop
Positionner le pointeur sur la photo pour lire la légende et cliquer sur la photo pour l'agrandir
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |









Commentaires
Le destin fit que Georges et moi vécûmes un épisode pas commun à Farcha, N'Djamema, en 1983, lui quasi néo-ciradien en première mission IRCT mais avec déjà une sacrée expérience en Afrique et en Ariège, et moi VSN avec une première campagne d'expérimentation régionale à mettre en place, prisonniers l'un et l'autre, lui par l'interdiction circonstancielle de circuler autour de la capitale, et moi des suites de mon hépatite carabinée et en attente d'être évacué sanitaire ; c'était en juin, Yannick Noah venait de remporter Rolland Garros, et Hissène Habré craignait pour sa sécurité juste un an après le coup de force qui le porta à la présidence de la République du Tchad ! Un vrai papa poule pour jeune VSN décharné, il allait au supermarché pour mon ravitaillement en jambon cuit bien frais (attesté par sa qualité de frigoriste diplômé) car j'étais déjà en voie de récupération ! Et que les fraises du jardin IRCT de Farcha étaient délicieuses, surtout servies par lui, bien fraiches, bien sûr !
En arrivant à Ndjamena, j'ai continué la production de fraises (et rosiers ou fruits) dont certaines allaient jusqu'à Bebedjia ou Garoua, avec les résultats sur les échantillons de coton. En échange, des petits pots BB revenaient le mois suivant pour mes fils (94-97), c'était tout cela l'IRCT.
Toutes nos condoléances de Carole et moi même à sa famille et surtout son fils Jean-Claude.
GG
Bcp de ses contributions ou ouvrages sont sur Agritrop.
En 1986, à 19 ans, j'ai rencontré Georges Raymond à Charolles, dans sa famille, que connaissait mon père. Et c'est là, que j'ai décidé que je voulais devenir agronome et travailler pour le développement.
12 ans plus tard, j'entrais au Cirad.
Je ne l'ai jamais revu, je ne crois pas. J'ai rencontré son fils une fois. Je lui avais dit.
Bien amicalement,
Sandrine.