Dany GRIFFON

Ingénieur brasseur (Nancy 1969), j’ai débuté ma carrière comme assistant de technologie à l’université de Nancy avant d’effectuer mon service militaire en coopération au Congo Kinshasa, à Lubumbashi, capitale de la province katangaise.

Séduit par cette région d’Afrique et passionné par les travaux sur l’amélioration des technologies autochtones de transformation des produits alimentaires locaux, j’ai prolongé mon service militaire et j’ai signé, coup sur coup, deux contrats civils de coopération. Je suis resté six ans au Congo (rebaptisé Zaïre) avant de rentrer en métropole en septembre 1976.

Ma réinsertion en métropole va se faire grâce à trois hommes : Jean-Michel Clément (directeur de l’Ensia - École nationale supérieure des industries agricoles et alimentaires), Hervé Bichat (administrateur du Gerdat) et Louis Malassis (directeur de l’IAMM - Institut agronomique méditerranéen de Montpellier). Ces hommes d’ouverture et de dialogue m’ont fait confiance pour mettre en place et diriger à Montpellier une école d’ingénieurs en industries alimentaires pour les régions chaudes. Cette école, la Siarcc (Section des Ingénieurs agroalimentaires pour les régions chaudes), aujourd’hui intégrée à Montpellier SupAgro, va avoir 40 ans en septembre 2016 et a formé près d’un millier d’ingénieurs.

A partir de 1979, la direction de la Siarc est confiée à Jean-Paul Hébert (Ensia). J’en reste le conseiller scientifique, mais je stabilise ma situation sur un poste conventionnel entre L’Orstom et le Gerdat. Hervé Bichat devenu directeur du Gerdat me propose un rattachement au Ceemat (Centre d’études et d’expérimentation du machinisme agricole tropical) qui était localisé à Antony en région parisienne. Le challenge que j’accepte est de créer une antenne technologie alimentaire à Montpellier et de la développer. Pour relever ce défi, je propose de créer un tandem formation - recherche entre l’Ensia, une grande école, et le Gerdat une centrale de recherche - développement. Ce partenariat se concrétise et les thèmes de recherche originaux se développent en associant une approche filière de transformation des produits alimentaires tropicaux aux opérations unitaires du génie alimentaire.

Les années passent et je participe aux différentes évolutions de l’approche agroalimentaire au Cirad. D’abord en dirigeant la division GTA (Génie et technologie alimentaire) et en participant à l’implantation de la halle de technologie alimentaire du Ceemat, puis en animant la mission technologie alimentaire du Cirad et enfin en assurant le secrétariat général du Centre régional d’innovation et de transfert de technologie du secteur agroalimentaire (Cridamet puis Trial).

A partir des années 1990, tout en continuant à veiller à l’essor de l’agroalimentaire, je vais prendre des responsabilités de gestion des équipes. D’abord comme directeur adjoint des programmes pour participer à la naissance au PAA (Programme agroalimentaire) en appui à Vincent Dollé puis comme directeur scientifique du département Cirad - Sar (Cirad - Système agroalimentaire et ruraux) dirigé par Marc Lemoigne.

En 1997, avec la création du département Cirad-Amis, et à la demande de son directeur Vincent Dollé, je vais lâcher l’agroalimentaire pour initier une nouvelle approche, celle de la qualité en recherche. Cette activité me conduira 3 ans plus tard à postuler comme délégué du Cirad à l’évaluation et à mettre en place le dispositif d’évaluation de la recherche collective. J’exercerai cette fonction jusqu’à mon départ à la retraite fin 2010.

Depuis, heureux retraité, je consacre une partie de mon temps à promouvoir les technologies autochtones et la fabrication de bières artisanales. Associé à mon ami Jean-Paul Hébert, nous formons un tandem de « biérologue » en Languedoc-Roussillon où, portés par l’engouement actuel pour les bières artisanales, nous sommes souvent sollicités pour intervenir comme conférenciers pour présenter les apports de la bière à la science et à la société.

Cervesariis Feliciter.


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