Chantereau Jacques
Jacques CHANTEREAU
Je nais à Bangui en 1947 où mes aventureux parents s’étaient installés après la guerre. Leur retour en métropole intervient en 1952. Je quitte donc l’Afrique à l’âge de cinq ans en emportant des souvenirs qui expliquent mon orientation professionnelle. Pendant deux ans, nous habitons près d’Annecy puis, en 1954, nous démangeons à Lyon où mon père est professionnellement appelé. J’y fais mes études à la faculté des Sciences terminées avec une maitrise de génétique spécialisation phytopathologie. Je postule alors à l’Orstom où je suis pris comme élève ma formation étant payé par l’IRHO (Institut de recherches pour les huiles et oléagineux). Je la commence à Brest dans un laboratoire de phytopathologie en devant la terminer comme VSN à Adiopodoumé en Côte d’Ivoire. Je n’achève pas ma formation en raison d’incompréhensions avec le responsable du laboratoire de Brest. Nous sommes en 1972.
Commentaires
J'ai aussi été élève de Demarly, et Jean Pernes a été mon directeur de thèse.
J'ai passé mon Dea en 76 ou 77 (?), ma thèse en 1979 et je garde un excelletn souvenir de ces années à Orsay.
Il y a eu beaucoup d'idées avant-gardistes émises à cette époque, et c'était ce qui rendait ces cours passionnants. Je n'ai plus de souvenir précis de Demarly, dans le sens où il n'a été que mon professeur. J'en ai plus de Jean Pernes.
Je me souviens seulement de Monique Sibbi, qui tentait de démontrer l'existence de l'épigénétique chez les plantes, bien avant qu'on en parle par ailleurs.
J'ai surtout retenu les recherches que nous faisons autour de la génétique de la domestication des plantes, et autour des plantes ancêtres des plantes cultivées, ou sauvages associées, comme réservoirs d'adaptation aux changements futurs...
Nous étions à l'époque très branchés sur les croisements possibles entre espèces, mais aussi sur les fonctionnements et les régulations du génome, comme avec les travaux de Barbara Mac Clintock sur les gènes sauteurs du maïs, ou de René Thom sur la théorie des catastrophes.
Je n'ai pas fait ma carrière dans la recherche, puisque je me suis assez vite orientée vers le journalisme scientifique à Biofutur, puis l'info et la communication au Cirad, mais j'ai retrouvé plusieurs élèves du Dea en revenant au Cirad.
Si mon témoignage peut t'être utile...
Amicalement,
Christine Nouaille
J'ai connu Yves Demarly à l'occasion de mon passage à Orsay pour la préparation de mon DEA (Biologie végétale option amélioration des plantes) en 1969-70. C'était une personnalité remarquable! Curieusement, je ne me souviens plus de sa visite au CNRA de Bambey, alors que, sur la photo, j'apparais juste derrière lui, à gauche de Jean-Claude Mauboussin.
Plus tard, à la Réunion, j'ai travaillé en qualité de phytopatologiste rattaché à un programme très largement inspiré par Y. Demarly de 1979 à 1984 : il s'agissait de mettre au point des tests de pouvoir pathogène de diverses maladies de la canne à sucre et de cribler, à un stade précoce, des plants issues de variétés sensibles à ces maladies après passage en callogénèse, en espérant récupérer des individus résistants ... Nous n'avons pas vraiment obtenu les résultats espérés mais l'expérience fut passionnante.
Je n'ai malheureusement aucune photo avec Y. Demarly à te fournir, juste ces quelques souvenirs.
Bien amicalement,
Jean-Claude