Après huit années de présidence de l’Adac, notre ami Jean-Pierre Gaillard a souhaité laisser sa place. Ce fut acté lors de la dernière assemblée générale de l’association le 23 janvier 2018. Au cours de la réunion du conseil d’administration qui s’ensuivit début février, j’ai accepté de prendre cette responsabilité. En conséquence, je signe ici mon premier éditorial.

A l’approche de la fin de mon mandat de président de l’Adac, cet éditorial est probablement le dernier dans le cadre de mes responsabilités au sein de notre association. Dans la plupart des éditoriaux précédents, j’ai tenté modestement d’attirer votre attention sur la nécessité d’une plus grande mobilisation des anciens du Cirad pour consolider et élargir la communauté des adhérents et sympathisants de l’Adac.

Le rassemblement (tant souhaité dans certains milieux politiques), l’Adac l’a réussi le 16 décembre 2016 lors de la Journée des anciens du Cirad. Le pari était difficile pour trois raisons : la saison tardive peu propice aux déplacements, la dispersion géographique des anciens du Cirad, le programme peut-être scientifiquement trop dense et temporellement trop chargé, ne laissant pas un espace suffisant à la convivialité.

Anciens du Cirad, rassemblons-nous !

En réponse aux événements tragiques vécus en France ces derniers mois, on a entendu le plus souvent des appels au rassemblement de nos concitoyens. Dans un registre plus heureux, je formule aussi dans cet édito un appel aux anciens du Cirad à se rassembler le 16 décembre de cette année sur le campus de la Valette à Montpellier pour vivre ensemble une journée conviviale de partage entre anciens et d’échange entre anciens et le Cirad.

C’est la première lettre 2016 de l’Adac, aussi je formule tardivement mes meilleurs voeux à l’intention de notre amicale et de tous ses adhérents. Que cette année 2016 ne soit pas ternie à nouveau par des événements tragiques dont ont été victimes en 2015 nos concitoyens et bien d’autres citoyens de pays africains partenaires du Cirad qui ont vu leur vie et leur famille brisées par le hasard funeste du moment et du lieu.

Encore et encore… une page de l’histoire de l’Ifac-Irfa-Flhor s’est définitivement tournée ce mois d’août avec la disparition du dernier des quatre premiers chefs de programme de ce collectif du Cirad autrefois dédié aux filières fruitières et horticoles tropicales. Si je tiens à rendre hommage à Claude Py, comme l’Adac a pu le faire dans le passé à ses trois autres homologues : Jean Champion (bananiers), Pierre-Jacques Cassin (agrumes), Jean-Claude Praloran (diversification fruitière), c’est pour deux raisons justifiant mon témoignage.

Après un échec électoral ou avant une nouvelle échéance, il n’est pas rare d’entendre certains leaders politiques français parler de rassemblement voire d’ouverture. A l’Adac pour d’autres raisons plus nobles et désintéressées, nous avons souhaité ouvrir l’accès à notre association à nos collègues étrangers des pays du Sud, anciens membres de collectifs partenaires du Cirad.

Si l’année qui vient de s’achever a montré le maintien du dynamisme de l’Adac, entretenu par les membres actifs du bureau dont je tiens à souligner l’engagement, l’année qui commence ne doit pas sous-estimer la fragilité de l’amicale qui, face au vieillissement naturel de sa communauté d’adhérents, doit se renouveler par l’arrivée de nouveaux retraités mais aussi par l’innovation en termes de sujets de communication et d’activités plus diversifiées.

Le Cirad a trente ans. La plupart d’entre vous étaient en activité dans les instituts et dans le Gerdat en juin 1984 et de fait ont vécu leur transfert effectif dans le Cirad le 1er janvier 1985.

De la longue période qui a précédé la parution du décret de création du Cirad, de la phase de dissolution des instituts au second semestre 1984, de la mise en ordre de marche de la nouvelle structure, je conserve des souvenirs précis. 

Le Cirad a trente ans. La très grande majorité des retraités du Cirad ont vécu l’avant et l’après mise en vigueur du décret fondateur de 1984. L’avant est certes très intéressant et appartient à l’histoire des instituts et de leurs agents dont l’Adac se fait souvent écho. Pour cet anniversaire, il me paraît plus fondé de parler de l’après, notamment du chemin parcouru, jalonné de réformes successives dont certains anciens et quelques actifs en fin de carrière ont été des acteurs déterminants. 

La lettre de l'Adac No 25 et 26 vient de sortir, visible sur le site en accès "enregistré" (onglet Vie de l'Adac, rubrique Activités). Si cette double lettre permet de rattraper notre retard dans sa parution régulière, elle montre d’une part notre souci permanent de vous informer au mieux et au plus près des évènements en complément décalé des informations flash diffusées sur notre site internet, d’autre part sa fragilité reposant sur la disponibilité de son responsable éditorial qui a eu à souffrir et surmonter quelques soucis sérieux de santé.

En retraite, la plupart d’entre vous exercent encore des activités diverses pour leur plaisir ou pour l’entretien de leur santé physique et intellectuelle. Au-delà de ce constat général, l’exemple de Philippe Bruneau de Miré cité dans cette lettre est une invitation aux anciens du Cirad qui possèdent des talents ou des savoirs à les valoriser et les partager.