L’année 2025 n’est pas très inspirante pour un éditorial car elle s’est terminée sans laisser un bon souvenir. Durant cette année, nous avons tous été affectés à l’Adac par de nombreux décès de collègues. De plus, pour nous et le Cirad, la situation politique de nombreux pays du Sud a rendu de plus en plus difficiles les relations partenariales mutuelles de confiance et d’amitié établies dans le cadre d’actions conjointes de développement. A l’échelle nationale et internationale, les sujets de tensions, d’inquiétudes et d’incertitudes se sont aussi multipliés. Il convient cependant à notre modeste niveau de ne pas nous laisser gagner par le pessimisme. A cette fin, il nous faut croire à une bonne année 2026 et, pour cela, nous formulons des vœux pour vous et vos proches. Nous souhaitons aussi qu’avec le Cirad des relations constructives se consolident en 2026. L’année 2025 a vu des signes de déblocage partiel de certains dossiers, comme ceux de l’accès aux données personnelles professionnelles des anciens avec la poursuite d'un soutien de la direction à nos activités. C’est une avancée à soutenir. La DRH nous a aussi associé à l'information concernant le changement de mutuelle au premier janvier. Nous avons relayé cette information à nos adhérents. Malheureusement les délais annoncés n'ont pas été tenus et la transition se fera probablement de manière difficile pour nombre d'entre nous. Pour les adhérents de l’Adac concernés, de nombreux points restent à éclaircir. Avec l’appui du CSE, nous nous efforçons de les obtenir auprès de la DRH et du prestataire, sans grand succès, en cette fin d'année où le Cirad et le prestataire sont en quasi-arrêt. En étant ainsi fidèle à sa mission, l’Adac continuera, en 2026, à entretenir les liens conviviaux entre ses membres et à préserver la mémoire scientifique et historique de notre institution. L’amicale compte aussi sur l’arrivée de nouveaux adhérents, récemment retraités, pour prendre leur part dans la vie de l’Adac et assurer son avenir.
                                                                                                                                                                                                               Le président
                                                                                                                                                                                                 Jacques Chantereau

Les anniversaires se succèdent. Il y a eu en 2023 les 20 ans de l’Adac. L’année dernière, c’était celui des 40 ans du Cirad qui a été célébré par l’établissement. L’Adac a été modestement invité à y apporter sa contribution. C’est cependant le centenaire de René Tourte qui nous a bien accaparés. Nous nous sommes employés à ce que des hommages lui soient rendus, d'abord au mois de septembre 2024, à l’amphithéâtre Jacques Alliot du Cirad et, au mois d’octobre, à la mairie de Montpellier. Sans pouvoir être physiquement présent, notre grand ancien a pu, avant sa disparition le 23 janvier 2025, être associé à ces deux évènements. Ceux-ci rappelèrent sa capitale contribution à l’agriculture tropicale d’abord par son travail de scientifique et plus tard, à la retraite, avec l’aide de son épouse Christiane, par la rédaction d’une monumentale histoire de la recherche agricole en Afrique tropicale francophone. Au cours de ces hommages, de nombreuses personnalités du Nord et du Sud ont tenu à se déplacer, parfois de loin, pour témoigner de l’admiration et l’estime qu’ils portaient à René Tourte en raison de l’humanisme dont il a fait preuve durant sa carrière commencée au Sénégal à la fin des années 1950. Il n’a pas eu alors besoin de communicants pour faire preuve d’éthique tout au long de son parcours professionnel au service du développement agricole et des agriculteurs. C’est pour nous tous, un exemple inspirant pour avoir d’autres futurs anniversaires du Cirad et de l’Adac à célébrer.

Le président Jacques Chantereau

L’année 2024 est une année d’anniversaires d’institutions de recherches. Il y a celui des 80 ans de l’IRD, des 50 ans de l’Isra au Sénégal et, bien sûr, les 40 ans du Cirad. Notre organisme dédié au développement agricole tropical et à ses problèmes est une étrangeté dans le dispositif de la collaboration internationale agronomique. C’est une forme d’expression de l’originalité de notre pays qu’il nous paraît important de continuer à faire vivre. Les menaces ne manquent pas avec, au Nord, les prétentions mondialistes technocratiques et idéologiques qui s’accommodent mal de valeurs différentes des leurs et avec, au Sud, les conflits et divisions internes qui minent bien des pays et induisent leurs replis sur eux-mêmes. Dans ce contexte, le Cirad est amené à évoluer mais il convient de garder l’esprit d’entreprise propre à son personnel à savoir, pêle-mêle et entre autres, un intérêt culturel pour les sociétés du Sud, une volonté de partage d’expériences et de savoirs avec les agricultures tropicales, une croyance en la capacité de la science à sécuriser l’alimentation mondiale, un goût de l’aventure et la foi en l’avenir. Cet anniversaire du Cirad est donc l’occasion de faire un vœu. Celui que la puissance publique garde l’ambition de maintenir cet outil de partenariat agronomique international en sachant qu’elle peut s’appuyer sur l’état d’esprit de ses agents et en leur assurant des moyens d’action appropriés. Le président Jacques Chantereau

En 2023, l’Adac a pratiquement repris le cours normal de son fonctionnement. Nous y sommes parvenus grâce à une situation sanitaire bien améliorée, même s’il convient de rester prudents, et aussi grâce à un bureau qui s’est renforcé en début d’année avec l’arrivée de jeunes retraités. Les activités de sorties et conférences ont retrouvé leur rythme habituel. Le site est fonctionnel et nos supports d’informations, comme en témoigne cette lettre, sont régulièrement diffusés. Nous avons même pu organiser en novembre une journée particulière, conviviale et divertissante, appelée « Automnale » ouverte à tous les anciens (adhérents et non adhérents) qui a donné satisfaction aux participants. A cette occasion, l’anniversaire des 20 ans de l’Adac a pu être célébré. Moins lourde à préparer qu’une Journée des anciens, cette manifestation est prévue d’être de nouveau programmée en fin de cette année 2024 que nous vous souhaitons, tardivement mais sincèrement, la meilleure possible.
Dans l’immédiat, vous avez vu qu’elle commençait par une sollicitation de notre part d’entreprendre auprès du Cirad une demande de remise de vos données personnelles. La mise en place du Règlement général sur la protection des données (RGPD) ne permet plus à l’Adac d’avoir accès, comme auparavant, aux CV d’agents et aux reconstitutions de carrière pour la rédaction des hommages. Comme annoncé dans le précédent éditorial, le Cirad doit par ailleurs les détruire cinq ans après le départ des agents. Dans ces conditions, vous comprenez la sollicitation que nous vous avons faites et qui doit nous permettre, avec votre concours, de continuer à jouer notre rôle de préservation de la mémoire des hommes et femmes qui ont fait l’histoire des instituts et du Cirad. Nous aurons la possibilité d’en parler à notre prochaine AG qui se tiendra le 5 mars. Nous espérons que vous pourrez venir à cette réunion qui n’a pas pour seul but d’être informative mais qui doit aussi participer à l’entretien des liens amicaux que nous avons pu tisser entre nous dans notre vie professionnelle.
Le président
Jacques Chantereau