Dans la chaleur de l’été 1957, j’étais fort impatient et anxieux de tenir Marie-Céline non seulement dans mes bras, mais aussi dans mon lit.
J’en rêvais le jour et la nuit. Elle était si belle, si vive d’esprit, si habile et enjouée !
Dans la chaleur de l’été 1957, j’étais fort impatient et anxieux de tenir Marie-Céline non seulement dans mes bras, mais aussi dans mon lit.
J’en rêvais le jour et la nuit. Elle était si belle, si vive d’esprit, si habile et enjouée !
En Afrique, il fait chaud (néanmoins les bébés n’y sont pas toujours tout à fait cuits). La zone tropicale sèche, sahélienne ou sahélo-soudanienne ne fait pas exception. Loin de là ! Hormis, souvent, une relative douceur en décembre-janvier.
Célibataire au CRA de Bambey, j’évacuais mon trop plein d’énergie prioritairement à mon travail, en second lieu aux loisirs : pêche sous marine dans l’océan, tennis, chasse.
Dans sa magnifique encyclopédie-anthologie de 3000 pages qui aurait pu aussi bien s’intituler Evolution de l’agriculture en Afrique subsaharienne, l’agronome-historien-géographe-botaniste-toxicologue-politicien-humaniste-philosophe, alias René Tourte, dans le volume 5 ou peut-être le volume 6, je ne me souviens pas précisément, à propos des ennemis des cultures, cite les oiseaux prédateurs.
C’était en pleine saison sèche, au CRA Bambey (Sénégal), en mars/avril 1952 ou 1953 ; je ne me souviens plus exactement.
La journée finie, j’allais après la douche, vers le « réservoir en cas d’incendie », alias la piscine, quand je croise les deux directeurs Robert Jeannin et François Bouffil déambulant, discutant, regardant le ciel.
En cet été 1976, j’assumais l’intérim de la Direction Départementale de l’Agriculture de la Corrèze.
Ce sympathique département, principalement orienté vers les productions animales, était alors en pleine ébullition. Une inhabituelle et sévère sécheresse de printemps avait réduit à presque rien la première coupe de foin ordinairement récoltée de fin mai à début juillet et représentant l’essentiel des réserves de fourrage pour les cinq mois de saison froide et de stabulation. A l’époque, on ne pratiquait guère l’ensilage d’herbe ou de maïs ; on se contentait de finir de remplir les fenils avec du bon regain.
Ayant transformé notre camionnette en confortable petit camping-car, muni de réserves d’eau et de carburant, nous comptions, Marie Céline et moi, gagner Saint-Louis du Sénégal en longeant les côtes maghrébine et mauritanienne de l’Atlantique. Début décembre 1998 nous traversons l’Espagne et le Maroc, mais nous trouvons bloqués par les autorités à La Ayoune du fait du conflit avec les Sahraouis et le Polisario. La route de l’intérieur nous est formellement déconseillée, étant trop dangereuse à cette période. Pour aller à Nouadhibou, il nous faudrait attendre trois semaines et être incorporés dans un convoi escorté de militaires armés. Cette perspective ne nous séduit pas et nous décidons, à regret, de rebrousser chemin.
Un essai en couples (pas comme les autres)
Le Sénégalais est volontiers rieur, voire joueur. Le wolof a même parfois tendance à être un peu snobard quand la réussite lui sourit. Dans ce cas, après avoir pris une, puis deux épouses, il achète un cheval, ce qui lui vaut notoriété, respect, envie. Accessoirement, il peut l’atteler à une petite charrette ou un semoir, mais le plaisir de le monter, de le montrer, de le faire courir est le plus fort ; il ne s’en prive pas.
Arrivant au Centre de recherches agronomique (CRA), en décembre 1951, au début de la saison sèche, j'imaginais n'avoir pas grand-chose à faire jusqu'aux pluies.