Sous l'égide conjointe de l'Association des Forestiers Tropicaux et d'Afrique du Nord (AFT) - dont Jean-Paul Lanly est le président -, et de l'Association Internationale Forêts Méditerranéennes (AIFM), Jean-Paul Lanly a codirigé la réalisation du livre Vivre et travailler en forêt au Maghreb avec le président de l'AIFM, M. Abdelhamid Khaldi, ingénieur forestier et enseignant-chercheur tunisien, ouvrage publié fin mars aux éditions L'Harmattan. 
Ouvrage conséquent (473 pages), il comporte deux parties, la première étant une présentation historico-technique des rapports de l'homme et de la forêt et de la foresterie, des origines à nos jours, en Afrique du Nord, et la seconde constituée de près de 25 témoignages de forestiers maghrébins et français sur leur vécu professionnel entre les années 50 (pour les plus anciens) aux années 2000.
L'ouvrage est préfacé par M. Jack Lang en sa qualité de président de l'Institut du monde arabe.
                                                                                                                                      
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Lanly JP  livre 14.03.19

C. SeignobosJ'ai eu la surprise de rencontrer à la Comédie du livre, Christian Seignobos de l'IRD (photo ci-contre) avec qui j'avais collaboré dans les années 90 sur les sorghos de décrue du bassin du Tchad. Il y dédicaçait son dernier ouvrage : Des mondes oubliés : Carnets d'Afrique, 2017, Editions IRD / Parenthèses, 312 pages. Il m'a dessiné une belle dédicace sur mon exemplaire acheté car en plus d'être un géographe renommé, il est aussi un dessinateur.
livre seignobos1
J'ai commencé à lire l'ouvrage qui est remarquable avec des dessins superbes et qui a été primé : Prix de la Société de Géographie 2017 - Prix de l'Académie des sciences outre-mer 2017
Pour lire une bonne présentation de ce livre et de son auteur, cliquer ici.
 
                                     Jacques Chantereau
                                          15 mai 2019

Présentation d’ouvrage par Nicole Pons

 

les cacaoyers de guyane

 Les cacaoyers de Guyane

Philippe Lachenaud (coordinateur)

    

Biotope éditions

Collection Science & Découverte - PNRG

 déc. 2019, 48 p.

 

 

 

Il existe dans le sud-est de la Guyane un groupe génétique particulier de cacaoyers dénommé « Guiana », qui n’est connu que de cette région et de celle du Rio Jari au Brésil. Depuis 1978 le Cirad (à l’époque IFCC, puis IRCC) s’est fixé comme objectif l’étude des cacaoyers de Guyane, en particulier la prospection, la collecte et la sauvegarde des cacaoyers spontanés dont les populations, d’accès difficile, sont situées en zone protégée.

Notre collègue, Philippe Jouve, vient de publier l’ouvrage Souvenirs d’un chasseur – Le sanglier rêvé et autres histoires. Dans la même veine que les écrits sur la chasse de Marcel Pagnol, Tourgueniev ou Jim Fergus, les récits de ses aventures cynégétiques en France comme à l’étranger nous convainquent très agréablement que la chasse est une activité sans égale pour découvrir la nature, goûter la complicité des chiens et vivre des rencontres humaines assez surprenantes. Au cours de la lecture, la délivrance régulière de recettes de gibier donne une saveur supplémentaire au livre. Par ailleurs, ces récits sont complétés par une réflexion sur la pérennité et l’ubiquité de cette occupation humaine qu’est la chasse et ses relations avec le bonheur.

image livre chasse JouveOn peut se procurer l’ouvrage auprès de l'éditeur (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), chez Sauramps, la Fnac et dans toutes les bonnes librairies. Par ailleurs, pour les proches du Cirad, des exemplaires sont en dépôt à la Librairie Presse de la Roqueturière, 467 Rue de la Roqueturière, 34090 Montpellier.

 

 Cliquer sur l’image pour mieux découvrir le livre :

 

 

   

Les éditions Sydney Laurent,  136 pages

Date de parution : mars 2020

Présentation d’ouvrage par Robert Schilling

 

Qui m'a tenu la main

Qui m’a tenu la main le jour de mon certificat d’études

Récit d’un témoin du monde paysan et de la foi

 

Francis Ganry

 

 

 

 

Saint-Léger éditions

Septembre 2019, 243 pages

 

Notre collègue Francis Ganry nous fait le récit de l’histoire de sa famille et de son enfance dans la Charente rurale des années 50.

Présentation d’ouvrage par Jacques Chantereau

 

Lanly JP  premieredecouverture livre

Vivre et travailler au Maghreb

Regards croisés

 

Jean-Paul Lanly et Abdelhamid Khaldi

 

 

 

L’Harmattan

Mars 2019, 478 p.

 

Le livre Vivre et travailler en forêt au Maghreb vient à la suite d’un précédent ouvrage Vivre et travailler en forêts tropicales publié en 2016, déjà chez l’Harmattan.

Je l’ai vu à sa naissance ; il était tout petit. À peine un filet d’eau dont j’aurais pu doubler le volume en vidant ma gourde.
Sans un bruit l’eau sourdait, tranquille, entre trois brins d’herbes sous l’œil amusé d’une libellule bleue et d’un scarabée joueur.
C’était dans le pays où Stanley rencontra le docteur Livingstone, sur les bords du lac Tanganyika.

Grâce à l'Irat, en 1975, j'ai eu la chance de bénéficier d'une année sabbatique dans une Université américaine, au titre de Visiting scientist, pour me perfectionner dans les domaines de la physique-chimie, de la physique des sols et de la minéralogie, qui au départ devait de dérouler en Caroline du Nord chez le Pr Pedro Sanchez, que j'avais rencontré par ailleurs.

Certains « écologistes » rêvent de remplacer la motorisation par un retour à la traction animale. Mais gare aux effets pervers dont Fontainebleau est un bon exemple ! L'écologie doit rester une science et non une éthique qui lui enlève toute objectivité.
                                                                                                                                                                     P. Bruneau de Miré
 

Cliquer sur l'image (l'ouverture du diaporama est assez longue)

lecrottin

Marguerite-Marie Richard de Vesvrotte, Sœur Marie Chantal en religion, est décédée le 30 novembre 2015 dans sa 99ème année, dont 74 années de vie religieuse. Dévouée totalement à l'Afrique, elle vit 46 ans en terre africaine puis les 8 dernières années de sa vie en France, d'où elle continue de diriger son association.

Voici le récit de sa vie.

Que nous soyons agnostiques, catholiques ou d'une autre religion, les curés de nos paroisses en Afrique ont toujours participé de près ou de loin, à notre vie sociale. Nous leur sommes redevables de nos baptêmes, communions, mariages, voire obsèques ! Les religieuses aussi nous furent – ou nous sont encore – proches, toutes dévouées à leur vocation sociale pour l'école et la santé, ou simplement recherchées pour leur connaissance du milieu local. Il est juste de se souvenir d'elles et d'eux, d'honorer leur mémoire, ou de rappeler qu’ils ou qu’elles sont peut-être toujours à l’œuvre. Nous l'avons déjà fait pour soeur Chantal au Sénégal, pour sœur Thérèse au Cameroun. Nous continuons ici avec le Père Durand qui a œuvré parmi l’ethnie sérère au Sénégal.

tourteEtsonlivre

La publication récente de l’ouvrage de René Tourte Histoire de la Recherche agricole en Afrique tropicale francophone et de son Agriculture, de la Préhistoire aux Temps modernespar les éditions L’Harmattan est l’aboutissement d’une longue histoire qui mérite d’être contée. (Pour accèder à cette nouvelle édition, veuillez cliquer sur le titre de l'ouvrage).

Elle fait valoir la ténacité de l’auteur qui a surmonté bien des phases de découragement grâce au soutien continu de son épouse Christiane, de son ami Maurice Tardieu et à l’implication généreuse et collective de collègues, d’amis, de personnalités convaincus qu’une telle œuvre ne pouvait être pleinement valorisée qu’avec une édition papier.

Tout commença en 2005 quand la FAO, commanditaire de l’ouvrage auprès de René, après en avoir édité le volume I, fit savoir qu’elle ne publierait pas les volumes suivants, et ce malgré les interventions de Henri Carsalade, Gora Bèye et Jacques Eckebil. En 2012, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, appuyé par le Président Abdou Diouf, alors Secrétaire général de la francophonie, s’engageait néanmoins à faire publier électroniquement les volumes II à VI (sortie effective le 28 février 2012). De plus, en mai 2012, grâce au Dr Modibo Traoré, ancien ministre malien, alors sous-directeur général du département de l’agriculture et de la protection des consommateurs, sensibilisé par Djibril Aw, cadre de la Banque mondiale, ancien directeur de l’Office du Niger, et à la contribution de Madame Bérengère Quincy, ambassadrice française auprès de la FAO, le livre parut dans son intégralité sous forme d’un CD-Rom.

louissauger

L'Adac honore la mémoire de Louis Sauger en présentant l'ouvrage que René Tourte* lui a consacré en évoquant ses études et son ascension professionnelle. Homme de science, spécialiste de génétique végétale, c'était un agronome complet, bâtisseur de la recherche agronomique sénégalaise moderne.
Jean Pichot raconte combien lui et sa promotion furent impressionnés par Louis Sauger, ancien élève de Grignon, venu apporter son soutien à l'occasion du baptême de sa promotion. Cliquer ici pour lire cet hommage.

 

L'Adac  remercie le Cirad de son appui dans la numérisation du livre et sa transformation en fichier pdf. 

 *Tourte René, 1995. Louis Sauger (1917-1984), paladin de la recherche agronomique au Sénégal et en Afrique : essai biographique. Dakar : ISRA, 82 p.

   

Louis Sauger

      

ou la force tranquille d’un homme déterminé

1973   Sitapha Diatta sur le bac de Ziguinchor en CasamanceSitapha Diatta est né en 1945. Il serait originaire du village de Dianki en basse Casamance, à quelque 20 kilomètres à l’ouest de Bignona, zone de bas-fonds et de « bolongs » liés à l’estuaire du fleuve Casamance.

Après l’obtention d’un diplôme d’ingénieur agronome (Nancy, 1967), il fut recruté par l’Irat (Institut de recherche en agronomie tropicale) en 1972 avec Mamadou Sonko (Toulouse, 1968), deux agropédologues, à l’œuvre en Casamance pour le premier et sur le fleuve Sénégal pour le second. Puis, dans les années 1980-1985, Sitapha Diatta dirigea le département AgroBio de l’Isra (Institut sénégalais de recherches agricoles). Comme nombre de ses collègues avant lui, il manifesta le désir d’œuvrer dans le système international. C’est alors que les épreuves s’enchaînèrent ; des épreuves dont il se releva, grandi, là où beaucoup auraient renoncé.

Notre ami de l'IRD et adhérent de l'Adac,Christian Feller, membre titulaire de l'Académie d'agriculture de France, vient d'écrire pour cette dernière une recension de l'ouvrage de René Tourte : Histoire de la recherche agricole en Afrique tropicale francophone et de son agriculture de la Préhistoire aux temps modernes, L’Harmattan, 2019. Vous pouvez avoir accès au document en cliquant ici.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

les4livresTourte

Note de synthèse rédigée à partir de l’article :

https://publications-prairial.fr/arabesques

Au départ, des fonds cartographiques en déshérence

La richesse, la diversité et l’ancienneté des fonds cartographiques du Cirad en font une ressource scientifique et patrimoniale unique. Les cartes produites couvrent, sur une période allant de 1954 à nos jours, de nombreuses régions du Sud (Afrique, Amérique latine, Caraïbes, Asie du Sud-Est) et des thématiques d’intérêt pour l’histoire des espaces naturels et cultivés (cartes des sols, paysages, forêts naturelles, plantations forestières, plantes sauvages ou cultivées, ressources pastorales…).

Cependant, certains fonds étaient tombés dans l’oubli au fil de départs en retraite, de déménagements, ou de changements d’équipes. À la faveur de plans d’aménagement immobilier, certaines collections anciennes ont été mises au jour et inventoriées. Mais, faute de temps et de ressources dédiées, les fonds révélés n’étaient pas traités et continuaient à se détériorer.

 

Une ambition, redonner vie aux cartes par le numérique

En 2017, l’évolution de la base des publications du Cirad Agritrop en une archive ouverte et la numérisation des productions scientifiques institutionnelles ont amené la Dist à s’emparer de la gestion des documents cartographiques anciens. L’objectif était de redonner vie à cette ressource originale et d’amener les scientifiques à la redécouvrir grâce à la numérisation et aux outils de représentation en ligne.

Entre 2018 et 2019, sa délégation à l’information scientifique et technique (Dist) a mené une opération de collecte et de numérisation de documents cartographiques auprès des équipes de recherche de l’établissement. Alors qu’en 2009 la production cartographique du Cirad référencée était de 478 cartes papier, en 2019 elle atteignait 1091 documents dont 955 numérisés et 460 identifiés par un DOI (Digital Object Identifier, identifiant unique pour les ressources électroniques (articles de périodique, ouvrages, chapitres d’ouvrages...) qui permet de repérer la version complète d'un document de différentes façons).

Parmi les cartes collectées, seules ont été exploitées celles issues des travaux de recherche du Cirad, produites ou coproduites avec des institutions partenaires. Les cartes éditées par le Cirad et dont le Cirad détenait les droits d’exploitation ont été distinguées des cartes coéditées. Pour ces dernières, contact a été pris avec le coéditeur détenteur des droits d’exploitation afin d’obtenir l’autorisation de les numériser et de les diffuser gratuitement via Agritrop. Un circuit de traitement a été mis en place et les étapes ont été coordonnées dans un souci de préservation du matériel collecté. Le recrutement pendant une année d’un professionnel de l’information géographique a facilité l’opération et a contribué à sa réussite.

La numérisation a nécessité un équipement adapté (scanner à cartes relié à un ordinateur), pour lequel un guide d’utilisation a été rédigé. Des précautions d’usage ont été prises pour les cartes en mauvais état : enlèvement du vieux scotch, réduction des déchirures. Les cartes ont été numérisées en haute définition au format TIFF (4). Un script a été développé pour générer un deuxième fichier plus léger au format JPG, plus simple à télécharger pour les utilisateurs. Les fichiers TIFF et JPG ont été chargés sous Agritrop et liés aux notices bibliographiques des cartes, qui pour certaines existaient déjà, mais sans fichier associé. Le script s’exécute mensuellement sur toutes les nouvelles saisies de cartes.

Les cartes sont enregistrées selon le schéma de métadonnées de l’archive ouverte Agritrop, basé sur un format Dublin Core enrichi (avec titre, auteurs et leurs affiliations, année de publication, échelle, coordonnées), et selon les règles de catalogage d’Agritrop.

Le géoréférencement des cartes a été réalisé en utilisant quatre coordonnées géographiques – longitude Ouest (w), longitude Est (e), latitude Nord (n), latitude Sud (s), suivies chacune de sept caractères numériques pour les degrés, minutes et secondes. Ces coordonnées précisent la latitude et la longitude des deux points extrêmes de la carte, Nord-Ouest et Sud-Est. Elles sont indexées selon le plan de catégorisation Agris/Caris (5) et le thésaurus Agrovoc (6) de la FAO (7). L’indexation géographique de chaque carte est complétée avec les numéros et les noms de lieux représentatifs de la carte, issus de la base de données géographique Geonames (8).

Les notices et les fichiers images des cartes sont en accès public, mais leur utilisation est soumise à l’autorisation du Cirad. Afin d’identifier de façon univoque les cartes et de faciliter leur citation, un DOI a été attribué ou est en cours d’attribution, enregistré auprès du consortium international DataCitec (9).

Les documents numériques sont accessibles en géovisualisation via l’archive ouverte institutionnelle Agritrop (2) et la plateforme Navigae (3) du CNRS.                       

 

Comment consulter la maquette de visualisation

A partir du site internet du Cirad : http://www.cirad.fr                                              flecheCartesgéovisualisation

Sur la page d’accueil, cliquer sur Publications et ressources.                           flecheCartesgéovisualisation

Dans la liste qui s’ouvre, cliquer sur Ressources en IST.                                                       flecheCartesgéovisualisation

Dans Ressources en IST à droite dans la rubrique liens, cliquer sur Agritrop.                         flecheCartesgéovisualisation

Dans la page d’accueil d’Agritrop, cliquer à droite sur Géovisualisation des cartes et atlas – prototype

On accède alors à une carte interactive affichant la répartition de l’ensemble des cartes du Cirad numérisées et accessibles via l’archive ouverte. Cette carte interactive, à l’état de prototype, a été conçue avec ArcGIS (12), système d'information géographique (SIG). La géovisualisation qu’elle fournit permet d’accéder aux cartes du Cirad par pays, de les filtrer par thème, et d’afficher des graphiques de répartition par zone géographique et par thème.

Par ailleurs, toujours sur la page d’accueil d’Agritrop, l’onglet Listes de publications par sujets (10) permet d’accéder à la liste publique « Cartes et atlas du Cirad » qui regroupe les notices des cartes et atlas enregistrés. Chaque notice est affichée avec l’image d’une carte géographique qui permet de pointer la localisation de la carte référencée quand ses coordonnées géographiques sont connues. Cette image est produite à partir du service cartographique en libre accès OpenStreetMap (11).

 
Perspectives d’amélioration et d’extension du prototype
 
L’amélioration de ce prototype de visualisation vers une interface graphique plus fonctionnelle et ergonomique est un projet de la feuille de route 2019-2023 de la Dist (13).
De plus, une interconnexion sera établie entre le fonds cartographique d’Agritrop et celui de la bibliothèque numérique patrimoniale en agronomie tropicale, NumBA (14).
Dans l’archive ouverte Agritrop, pour une centaine de références de cartes, les cartes papier associées n’ont pu être localisées. Une recherche sera menée parmi les rapports scientifiques détenus dans les bibliothèques et dans les archives administratives du Cirad susceptibles de les contenir.
La collaboration avec le portail Navigae sera poursuivie et des mutualisations seront recherchées avec des plateformes géographiques comme CartoMundi (15) du groupement CollEX, ou OldMapsOnline (16) soutenue par le JISC (Joint Information Systems Committee), organisation à but non lucratif du Royaume-Uni. Cette large diffusion devrait faciliter la découverte internationale et la réutilisation du patrimoine cartographique du Cirad.
 
                                                                                                                                                                            Marie-Gabrielle Bodart