Pour ceux qui ne connaissent pas les talents de photographe de Bernard Faye, notre collègue, récent retraité du Cirad spécialiste en productions animales, nous signalons qu'il expose des photos sur le thème "Des animaux et des hommes sur la route de la soie" au Bar à Photo, 29 ter rue Lakanal. Il y présente des vues prises en Mongolie, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Turkménistan et Turquie dans le cadre de ses missions au Cirad. L’exposition dure du 19 septembre au 12 octobre. 

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L’Adac a été représentée à l’ouverture des Rencontres 2018, le lundi 2 juillet, avec un stand bien placé à l’entrée du bâtiment de la direction.

A son installation, Francis Ganry a bénéficié de moyens informatiques du Cirad pour présenter efficacement le site de l’amicale. Le même dispositif a aussi permis de suivre en direct l’intervention de Michel Eddi à l’amphithéâtre Jacques Alliot. Au cours de la journée, Francis avec Marie-Gabrielle Bodart, Jacques Chantereau et Jean-Pierre Gaillard ont été présents pour répondre aux questions et mieux faire connaître l’amicale. Jean-Pascal Pichot nous représentait dans l’amphithéâtre où il est intervenu.

Pour conclure, notre présence a contribué à la visibilité de l’Adac pendant ces rencontres, et nous avons eu le plaisir de revoir nombre de collègues et amis qui, nous l’espérons, nous rejoindront dans le futur.

Les moments forts des rencontres peuvent être revus sur le site intranet du Cirad, et le discours du Pdg, Michel Eddi, visionné en cliquant sur l'image ci-dessous.

2018 07 02am Allocution PDG

 

 

 

 

 

 

  

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hommage Jacky Ganry PlaqueJacky Ganry nous a quittés le 4 février 2013. En hommage à son dévouement absolu aux valeurs portées par le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) et son engagement à faire progresser sans relâche la connaissance des filières horticoles, en particulier celle de la banane, une plaque commémorative a été posée sur un bâtiment de la station de Neufchâteau (Guadeloupe) le 16 avril 2018.

A cette occasion, François Côte, directeur du département Cultures pérennes du Cirad et ancien chef de l’unité de recherche Fonctionnement écologique et gestion durable des agrosystèmes bananiers et ananas, a prononcé un discours d’hommage rédigé par Jean-Pierre Gaillard.

 

 

 

Chers collègues, chers amis, chère Anne-Laure,

 C’est en qualité d’ancien directeur du département Flhor du Cirad, d’ancien président de l’Amicale des anciens du Cirad (Adac) mais surtout en qualité de collègue proche et d’ami reconnaissant que j’ai accepté d’écrire ces quelques propos suite à la sollicitation de François Côte qui aujourd’hui me fait l’honneur de les lire à ma place au cours de cette cérémonie d’hommage à Jacky Ganry.

La pose d’une plaque mémorielle dédiée à Jacky Ganry est pour moi l’aboutissement concret d’une requête que j’ai introduite voici quatre ans auprès du président-directeur général du Cirad ; c’est aussi la reconnaissance officielle de l’établissement de la carrière professionnelle exemplaire du responsable scientifique visionnaire, de l’homme dévoué, humaniste qui a œuvré toute sa vie active au service de la recherche agronomique sur les filières fruitières et horticoles tropicales. Je rappelle que j’avais engagé cette démarche avec l’approbation d’anciens directeurs de la station ou de directeurs régionaux du Cirad tels que Alain Darthenucq, Philippe Melin, Jean-Jacques Baraer, Claude Vuillaume, Marc Dorel, Emmanuel Camus, Hubert Manichon, Philippe Godon. Le choix de la station de Neufchâteau, en Guadeloupe, revêt une signification à la symbolique particulière, car au regard de la notoriété internationale de Jacky Ganry on aurait pu imaginer qu’une cérémonie comme celle-ci put se dérouler au Cirad à Paris, à Montpellier, au siège de l’Académie d’agriculture à Paris, au Carbap au Cameroun, à l’Avrdc à Taiwan, à l’Ibgri à Rome, à l’ISHS aux Pays-Bas, où sais-je encore. Le meilleur honneur qu’on pouvait faire à Jacky, c’est ici où il a laissé une empreinte singulière en ce haut lieu de la recherche française sur les bananiers dans un environnement professionnel antillais qui n’a rien oublié de l’œuvre du scientifique dont le souci de l’impact de ses recherches sur le développement ne leur pas échappé.

C’est ici à Neufchâteau, fin 1969, que Jacky a commencé à faire valoir son diplôme d’ingénieur agro de Paris- Grignon puis s’est spécialisé en bioclimatologie à l’Inra de Versailles avant d’être recruté définitivement par l’Irfa et réaffecté ici, en 1971, sous la direction locale d’Hubert Guyot et l’autorité scientifique de Jean Champion, chef du programme bananier. C’est ici qu’il a engagé ses travaux de recherche sur la croissance du bananier qui l’ont conduit à soutenir brillamment une thèse d’Etat (la seule dans le programme). C’est encore ici que, déjà conscient à l’époque que le processus de lutte chimique systématique contre les cercosporioses du bananier conduisait à une impasse économique et environnementale, il a développé par ses recherches innovantes une nouvelle démarche de lutte sur la base d’avertissements biologiques et climatiques largement utilisée par la profession antillaise puis africaine et enviée par les producteurs latino-américains. C’est enfin lui qui a soutenu ici le premier programme de création variétale de bananiers résistants aux cercosporioses. La notoriété scientifique de Jacky dont les bases ont été construites en Guadeloupe s’est largement développée à l’ensemble des pays producteurs de bananes dessert et plantains quand il a exercé de 1982 à 1992 la charge de chef du programme bananier de l’Irfa puis du Flhor donc du Cirad à la suite de Jean Champion. Il a construit une équipe pluridisciplinaire solide organisée en réseau entre la Guadeloupe, la Martinique, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Costa Rica, la Colombie, le Maroc, le Sénégal. Face aux doutes et aux hésitations, il opposait la rigueur scientifique et ne supportait pas la médiocrité. Il a été, avec Hugues Tézenas du Montcel et le professeur de Langhe, à l’origine de la création de l’Inibap puis, avec André Lassoudière, de celle du CRBP-Carbap au Cameroun. Jacky a rapidement compris que la recherche, y compris avec un volet fondamental, était un puissant moteur de développement. Pour ce faire, il a su avec talent construire des partenariats avec l’Inra, les Universités, le Cnrs, l’Université de Louvain et de Wageningen, les CNRA du Sud et faire apprécier son expertise par les organisations professionnelles de la banane, françaises et étrangères. Il avait une aptitude particulière à transformer les problématiques exprimées à différents niveaux des filières en questions de recherche pertinentes. Cette notoriété et ce savoir-faire n’ont pas échappé à la direction du département Flhor qui l’a nommé, en 1993, directeur adjoint chargé des affaires scientifiques. A ce titre, il a appliqué ses méthodes de management aux autres programmes, imprégnées d’un esprit d’anticipation d’une grande efficacité et clairvoyance. C’est ainsi que Jacky s’est fait reconnaitre et apprécier par des organismes et structures internationales telles que l’AVRDC, l’ISHS, l’IBGRI, la FAO, l’ECART, l’EFARD, le GFAR, la GLOBALHORT, autant de sigles parlant aux scientifiques ici présents auxquels on pourrait ajouter les organisations professionnelles antillaises, africaines, l’Acorbat, les Cafeteros et quelques autres sans oublier la commission européenne (DG 8 - DG12 - Coleacp) qui a financé de nombreux programmes de recherche. Par ailleurs, il s’est fortement impliqué dans l’agriculture périurbaine et sur les activités de recherche relevant de la qualité de l’alimentation et de la nutrition. Pour terminer cet éloge, j’ajouterai qu’il a été le sauveur de la revue « Fruits » en la portant au rang A avec facteur d’impact.

Tous les témoignages des personnalités du monde scientifique et du développement qui se sont exprimées lors de sa disparition prématurée en 2013 confirment mon analyse et justifient pleinement l’hommage qui lui est rendu aujourd’hui.

Jacky Ganry n’avait qu’une seule ambition : servir avec efficacité et modestie le noble mandat du Cirad et la lutte contre la pauvreté. Le message de cette plaque mémorielle doit être pour les anciens, mais surtout pour les jeunes, un rappel d’exemple d’une réussite jamais totalement aboutie mais dont la station de Neufchâteau et ses personnels sont détenteurs.

Entre les deux dates de cette vie écourtée, il y a au-delà de ce que ma mémoire érodée a retenu, des dizaines de publications scientifiques, autant de communications à des congrès, autant d’expertises, une vision construite du futur parfois dérangeante ou incomprise. Il y a aussi une culture d’entreprise sans chapelles, ouverte à de nouveaux partenariats et une cohérence d’action par le recrutement de jeunes talents qui font de brillantes carrières au Cirad et qui peuvent encore témoigner de la chance qu’ils ont eu d’avoir pour référent Jacky Ganry.

hommage jacky annelaureJe terminerai mon propos en saluant sa fille Anne Laure née en Guadeloupe et précisément dans cette station, en remerciant Michel Eddi d’avoir donné son accord pour cette forme d’hommage et à François Côte et Dominique Martinez qui l’ont concrétisé. Enfin pour mon dernier salut à mon ami, je lui adresse ces mots de St Augustin philosophe scientifique déjà prononcés lors de son départ en retraite « Le présent n’est qu’un point fugitif mais ce qui dure c’est l’attention vers le passé et de ce que du présent nous ferons l’avenir. »

Jacky Ganry reste pour moi et l’Amicale des anciens du Cirad l’un de ceux et celles qui ont marqué durablement l’histoire du Cirad et la communauté scientifique internationale attachée au progrès social et économique de l’outre-mer français et des pays du Sud. Chers collègues du Cirad résidant en Guadeloupe, lorsque vous passerez devant cette plaque, rappelez-vous que Jacky Ganry était un homme d’honneur porteur de vos valeurs et pour vous Anne Laure, qui êtes éloignée de sa sépulture en Savoie, il est désormais un peu plus proche. Merci pour lui et sa famille de votre aimable attention.

Jean-Pierre Gaillard

 

 

hommage jacky groupe2  Cliquer sur la photo

 

Pour ce début d’automne nous vous proposons d’aller à la rencontre des olives et de leurs produits, puis des nouvelles collections du Musée de Lodève rénové le jeudi 18 octobre 2018.

Il est prévu de visiter le matin la Maison de l’olivier à Clermont l’Hérault (visite, projection d’un fil, dégustation…)
Nous partagerons ensuite un repas convivial au restaurant La réserve du Bosc (où nous avons déjeuné en avril).
L’après-midi nous visiterons les trois nouvelles collections permanentes du Musée de Lodève (présentation par un guide puis visite libre).

Cliquez sur le lien pour découvrir la présentation détaillée du programme et remplir le bulletin d'inscription, pour s'informer sur l'itinéraire conseillé et le plan d'accès au musée.

Inscrivez-vous rapidement car le nombre de places est limité à 30 personnes.

Nous avions initialement prévu de nous retrouver le 1er mars pour visiter le Musée saharien du Crès mais, la veille, les cieux en ont décidé autrement en nous gratifiant de chutes de neige inhabituelles et abondantes qui ont paralysé Montpellier. Nous avions dû annuler la sortie. Celle-ci remise a été conduite avec succès le 31 mai.

M. B. Adell commençant la visiteNous étions 22 à être accueillis, le matin à 10 heures, à l’entrée du musée, par M. Bernard Adell. C’est un passionné du Sahara qui a créé cet étonnant et remarquable établissement privé qui ne bénéficie d’aucun soutien ni encouragement institutionnel.

Le musée se déploie sur deux niveaux. Le premier rend compte essentiellement de la découverte et de la conquête du Sahara qui ont été extrêmement périlleuses pour ceux qui y ont participé. D’émouvants objets ayant appartenu à ces aventuriers ettente touareg militaires, des costumes, des drapeaux, des documents sont exposés. Le second niveau (en sous-sol) est plus tourné vers les populations autochtones avec une importante collection d’outillage préhistorique et d’objets de la vie traditionnelle des nomades du Sahara. On y voit, par exemple, une reconstitution d’un char à de guerre hippomobile dont les Garamantes, peuple mystérieux du sud Le groupe attentif aux explications de M. B. Adellde la Libye, se servaient dans l’Antiquité.  Il y a aussi, à ce niveau, une salle de projection où des photographes du Sahara exposent leurs œuvres. Guidée par M. B. Adell, notre visite a été particulièrement bien commentée et instructive. Elle s’est terminée par la présentation d’un film Ombres bleues du Tassili (25 min) de Maximilien Bruggmann qui nous a donné à voir un Sahara à la veille de l’Indépendance quand ce désert était pacifié et fraternel. A défaut d’aideuniformes et costumes publique, M. B. Adell, grâce à son enthousiasme et avec l’appui de la Rahla (L’Amicale des Sahariens), obtient pour son musée des dépôts ou des dons de particuliers. Ainsi, une vitrine complète est consacrée à Théodore Monod, grâce à des objets confiés par sa famille. Notre collègue, G. Blaha, a aussi fait une contribution remarquée en donnant deux uniformes impeccables de son père  (uniformes de sergent-chef puis de capitaine chez les Zouaves en Algérie). 

Après cette visite et pour rester dans l’ambiance, nous avons déjeuné au restaurant la Fantasia des délices où la souriante et attentionnée patronne nous a régalés d’un copieux couscous et de pâtisseries orientales. Au total, chacun de nous a été satisfait de cette sortie qui nous a fait connaître deux établissements proches l’un de l’autre et complémentaires. Ils méritent que nous les soutenions en les faisant connaitre ou en y retournant.