D’après les dernières informations reçues de Vivinter, les cartes de mutuelle papier ont été émises le 13 janvier et doivent vous parvenir incessamment. Toutefois  vous pouvez obtenir électroniquement votre carte de tiers-payant Vivinter en passant par le lien indiqué dans le courriel de Vivinter reçu le 14 janvier. Nous vous donnons ci-après des éléments de procédure pour y parvenir :Allez dans le paragraphe  « Votre carte de tiers payant » et cliquer sur Espace Assuré

 VOTRE CARTE DE TIERS PAYANT

Vous allez recevoir sous peu votre carte de tiers payant (ainsi que celle de vos éventuels ayants-droit) par voie postale et par voie dématérialisée.

 Disponible sur votre Espace Assuré, vous pourrez ainsi la télécharger et l’imprimer à tout moment. 

Dans la page qui s’ouvre, il convient de se donner un identifiant (son adresse mail) et de se choisir un mot de passe en déclarant l’avoir oublié.

Dans la nouvelle page qui s’ouvre, il est demandé de remplir un formulaire d’identité puis de dire si on veut recevoir un code d’activation par SMS ou par mail. Selon son choix, on reçoit un code à mettre dans un écran de saisie. Cela permet d’avoir une nouvelle page pour établir son mot de passe.

Celui-ci établi, on arrive à une page dont le titre est :

INFORMATIONS ET TÉLÉCHARGEMENT DES CARTES DE TIERS PAYANT

Il faut descendre dans la page et aller à  

LES CARTES DE TIERS PAYANT puis aller à :

SÉLECTIONNER UN TITULAIRE POUR IMPRIMER SA CARTE DE TIERS PAYANT

et cliquer sur le cadre à son nom

Et enfin, il faut valider le téléchargement de sa carte dans votre ordinateur. 

 

Le bureau de l'Adac

 

Le point au 16 janvier 2022

Nous sommes toujours en contact permanent avec le Cirad pour tenter d’accélérer le processus de mise en place de la nouvelle mutuelle pour les retraités et avoir un maximum d’informations.

Vous avez maintenant reçu deux messages de Vivinter. Si ce n’est pas le cas et que vous étiez adhérents à Collecteam sous le régime Cirad, merci de nous le signaler.

En complément des messages de Vivinter, nous vous signalons que, d’après la DRH du Cirad :

- un numéro de téléphone spécifique doit nous être attribué chez Vivinter pour avoir des personnes qui connaissent les conditions du contrat des adhérents du Cirad et avoir des réponses plus rapides et sûres.

- nous devrions avoir un webinar spécial pour les retraités début février, comme cela a été le cas cette semaine pour les actifs.

Nous avons demandé qu'on nous précise notamment quand nous allons recevoir nos cartes de mutuelle mais n’avons pas eu de réponse précise. Espérons que cela soit vraiment « sous peu » comme promis.

Nous maintenons notre vigilance sur ce dossier pour lequel nous avons demandé un rendez-vous à la direction à des fins d'éclaircissement.

N’hésitez pas à nous faire part de vos interrogations ou de vos cas particuliers.

 

Le bureau de l’Adac

 

 Le point au 08-01-2022

Ces dernières semaines, nous vous avons informés des négociations menées par le Cirad au sujet de sa mutuelle complémentaire. Celles-ci ont débouché sur un changement de prestataire. Vivinter a remplacé Collecteam au 1 janvier 2022 avec des difficultés de mise en route dont les adhérents de l'Adac sont tenus au courant par messages électroniques.  Toutefois, pour ceux à qui ces messages auraient échappé et, plus largement, pour ceux qui sont sous la mutuelle du Cirad sans être de l'Adac mais qui consultent notre site, nous apportons les précisions suivantes :

en attente de votre carte de tiers payant de Vivinter (Siaci St Honoré) et en cas d'urgence uniquement vous pouvez contacter Vivinter du lundi au vendredi de 8h30 à 18h00 au 01 70 91 39 01 (numéro non surtaxé) en expliquant que vous êtes anciens salariés du Cirad.

Par ailleurs, en raison des difficultés de contacts avec Collecteam, pouvez-vous nous indiquer par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. si vous étiez adhérents à cette dernière afin que vos coordonnées soient transmises au Cirad et à la nouvelle mutuelle ?

Enfin, en dépit des difficultés actuelles, la DRH du Cirad confirme que la couverture complémentaire est active depuis le 1er janvier 2022 et que les soins seront bien remboursés à partir de cette date.

Jacques Chantereau

Notre collègue Michel Folliot nous a quittés le 24 novembre 2021, à l’âge de 75 ans.

MICHEL FOLLIOT1Il est né le 23 novembre 1946 au Maroc. Après l’obtention d’un BTS de chimie, il est recruté en 1970 à Fontenay-aux-Roses par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour travailler sur la séparation par voie chimique de l’uranium et du plutonium.

En 1972, il est recruté par l’Institut de recherches sur les fruits et agrumes (Irfa) en qualité de technicien chimiste au laboratoire de physiologie végétale de Nogent-sur-Marne dirigé par Pierre Martin-Prével. Aux côtés de Jean Marchal, il est principalement chargé de l’extraction des constituants organiques de différents organes de bananiers en provenance de la station d’Azaguié en Côte d’Ivoire puis il contribue à l’étude de la cinétique d’assimilation du carbone chez le bananier au moyen du C14 et enfin à l’étude du bilan minéral et organique du clémentinier à l’occasion de nombreux déplacements sur la station Inra-Irfa de San Giuliano en Corse.

De 1975 à 1984, avec toute l’équipe de Nogent, Michel est affecté à Montpellier dans le laboratoire de physiologie végétale de l’Irfa. Il est principalement impliqué dans les travaux de recherche sur les voies d’absorption de l’azote par le bananier par dilution isotopique (N15) et par les travaux d’extraction des constituants organiques d’organes de bananiers, d’ananas et autres espèces fruitières, lesquels sont transmis au laboratoire d’analyses organiques du Gerdat dirigé par Y. Lozano, puis par J.C. Dumas. Ces travaux à caractère routinier n’étaient plus de nature à satisfaire une légitime ambition professionnelle de Michel en quête de plus de reconnaissance. Sa curiosité pour l’innovation l’a amené à s’intéresser à la nutrition des bananiers en participant à l’enquête diagnostic en Guadeloupe aux côtés de J. Nolin, M. Dorel, J.M. Risède, L. de Lapeyre en collaboration étroite avec les biométriciens de Montpellier dirigés par X. Perrier et enfin à la nutrition et au sevrage des vitroplants de bananiers en liaison avec Vitropic.

De 1985 à 1987, Michel saisit une opportunité qui lui permet de renouer avec le CEA mais cette fois à Cadarache dans le laboratoire de radio-MichelFolliotMartinique1999dagronomie de M. André. J. Marchal qui avait exercé temporairement à Cadarache a exploité judicieusement ses relations et les cellules de culture de ce laboratoire en montant un projet de recherche sur la photosynthèse des plantes à métabolisme acide crassulacéen et ce dans le cadre d’une thèse confiée à F. Côte. Pour réaliser ce projet original et donner accès à ses installations, le CEA a exigé la présence dans son labo d’un ingénieur expérimenté (payé par l’Irfa) aux côtés du jeune thésard. Avec la pression de C. Py, chef du programme ananas, J.M. Charpentier, directeur de l’Irfa, a accepté de financer cette aventure scientifique en partenariat en affectant M. Folliot en appui à F. Côte. Ce tandem a parfaitement fonctionné avec quatre conséquences : des avancées scientifiques validées par une thèse, le recrutement de F. Côte, la reconnaissance des compétences de M. Folliot, une relation amicale forte et durable entre nos deux collègues.

De 1988 à 1993, retour à plein temps à Montpellier entrecoupé de missions aux Antilles. M. Folliot s’éloigne progressivement du laboratoire d’analyses des plantes pour s’intégrer à l’équipe Flhor-Vitropic chargée de l’optimisation du sevrage des vitroplants de bananiers et de la compréhension du phénomène des variants.

De 1994 à 2004, c’est l’affectation au programme bananier sur le site de Rivière-Lézarde en Martinique qui concrétise le rêve de M. Folliot, à savoir valoriser sur le terrain ultramarin ses compétences acquises dans les laboratoires métropolitains. N’étant pas agronome de formation, Michel, à l’écoute de chercheurs séniors expérimentés, a relevé ce challenge avec un engagement total. Avec l’appui soutenu de P. Melin, de F. Côte (Flhor) de Y. Mathieu, de P. Marie (Vitropic) et la collaboration étroite de B. Bernasconi, E. Chiffrin, R. Domergue et F. Salmon (Flhor) Michel a joué un rôle majeur dans les essais des plants de bananiers issus d’embryogénèse somatique. Il a joué un rôle tout aussi important dans le processus de sélection sur le terrain des clones de bananiers encore utilisés aujourd’hui par Vitropic.

De 2004 jusqu’à sa retraite en 2008, Michel a rejoint Montpellier pour travailler aux côtés de S. Galzi, M.L. Caruana et F. Côte sur l’étude de l’activation du virus du Banana Streak Virus (BSV) intégré dans le génome des bananiers plantains multipliés in vitro.

Par son parcours unique qui l’a conduit de technicien de laboratoire parisien à cadre expérimenté de terrain outre-mer, Michel Folliot a réussi sa vie professionnelle en alliant volonté, écoute, pragmatisme, rigueur et rapidité dans l’action. Son nom a été associé à de nombreuses publications.

Dans ce parcours laborieux et dense, Michel Folliot a trouvé encore de la place pour s’intéresser à la vie sociale de l’Irfa à Paris puis du Cirad à Montpellier en qualité de délégué syndical auprès du CE.

Derrière sa bonne humeur communicative Michel cultivait deux hobbies qu’il partageait avec un cercle de connaisseurs : la philatélie à niveau international avec participation à des salons dédiés prestigieux et l’œnologie ciblée sur le vieillissement de grands crus classés de Bordeaux achetés en primeur.

Michel Folliot laisse le souvenir d’un homme singulier, chaleureux, convivial, attaché à la culture d’entreprise de son département et convaincu de l’intérêt de ses travaux de recherche dès lors qu’ils trouvaient une finalité pratique sur les terrains tropicaux.

Michel repose désormais à Jacou, près de Montpellier.

Qu’en mémoire de Michel, sa compagne Régine, leurs deux fils Marc et Yann et leurs petits enfants soient assurés de notre sympathie.

« Après 36 ans, 7 mois, 8 jours de carrière, Dr François Lompo, ancien ministre de l'Agriculture du Burkina Faso et ancien directeur de l'Inera est admis à la retraite ce jour 12 août 2021.

Sous la houlette du Dr Hamidou Traoré, le personnel de l'Inera a rendu un vibrant hommage avec des témoignages très touchants à l'élu du jour. Le directeur de l'Inera a tenu à féliciter chaleureusement Dr François Lompo pour cette carrière bien remplie et le remercier au nom du personnel et du Délégué général du CNRST, pour ce qu'il a fait pour le rayonnement de l'Inera et de la recherche environnementale et agricole burkinabè.

Nous lui souhaitons une retraite bien méritée dans la santé, la joie et la longévité. » 

Extrait page Facebook Inera/DRREA-O 

 

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Francois Lompo est un chercheur pugnace à la déontologie chevillée au corps, celle de défendre obstinément trois grands principes : la maitrise des projets de recherche conduits par lui ou par son équipe (pas de tutelles extérieures, pas de « pillage déguisé des données », sous prétexte de financements ) ; ne jamais déroger à l’objectif d’application de la recherche en milieu paysan ; la validation universitaire des capacités scientifiques des chercheurs et l'exigence de publication des résultats. Cette déontologie est liée à sa personnalité certes, mais aussi héritée de l'incontestable influence qu'eut le Président Thomas Sankara sur les jeunes élites de son pays dans les années 80. La photo ci-dessous montre François Lompo portant le « faso dan fani » promu par Sankara,

La production scientifique de François Lompo est impressionnante : 420 publications (premier auteur et auteur associé.

Dans le sillage de Michel Sédogo, on lui doit la poursuite des travaux de recherche d'agropédologie mis en œuvre dans les années 70 en collaboration avec l'Irat, qui produisirent de nombreux résultats, toujours publiés, avec le double souci de préserver le patrimoine foncier et d'être à la portée du paysan. À titre d'exemple, nouslompo ministre citerons la fabrication des phospho-composts qui entre dans une stratégie d'économie des engrais, coûteux et pas toujours disponibles, et qui utilise des ressources naturelles du pays (phosphates et matières organiques). Il est stupéfiant de constater a posteriori que cette équipe d'agropédologues burkinabés a maintenu le flambeau de l'agropédologie alors même que le Cirad et l'IRD ont abandonné les études sur l'évolution des sols sous culture.  

Au-delà de cet important travail de chercheur, il a exercé des responsabilités administratives et politiques dont la plus emblématique fut celle de ministre.

Nous lui souhaitons une heureuse retraite. Nous ne doutons pas un seul instant qu'il va continuer de servir son pays à travers son expertise.

 

 

Une synthèse des interventions des participants à la présente tribune Le labour entre mythes et techniques mise en place en 2018 a été rédigée par Christian Feller, l'animateur de cette tribune. Bien que clôturée de fait par cette synthèse*, les échanges sur cette thématique du labour restent bien évidemment ouverts. C'est ainsi que Philppe Jouve nous a fait parvenir un article Labour ou non labour, là est la question !  Pour le consulter, cliquer ici.

 

*Son contenu (interventions et documents) reste accessible sur le site en page d'accueil.

Pour lire la synthèse veuillez cliquer ici.

Notre collègue et doyen de l'Adac, René Tourte, a été honoré par l'Académie d'Agriculture de France qui lui a remis une des cinq médailles d'Or attribuées en 2021 pour reconnaître l’originalité et la qualité de l’ensemble d’une œuvre couronnant une carrière. Son dossier a été instruit par Christian Feller de l'IRD et Florent Maraux, membres de l'Académie, qui ont fait valoir combien René Tourte avait animé, développé et rénové la recherche agronomique tropicale pendant près d'un demi-siècle.

Ils ont aussi mis en avant son monumental ouvrage édité récemment par l'Harmattan qui apporte tant à l'histoire des agricultures africaines. Cette oeuvre a d'ailleurs, fait l'objet d'une séance de présentation à l'Académie d'Agriculture de France, le 10 novembre 2021.

Le Cirad a fourni les moyens pour que René Tourte, qui n'a pu faire le déplacement à Paris, délivre un message vidéo à l'assemblée. Un reportage a donc été fait chez lui le 22 juin avec l'appui de Philippe Causse et Frédéric  Bourg. 

Le Cirad a créé en 2020 le statut d’expert émérite pour permettre à des retraités récents d’accompagner des chercheurs en activité du Cirad dans la réponse à des expertises de secteurs porteurs et où le Cirad a perdu des compétences. Pour plus d’information cliquer ici.

Trois appels à candidatures ont été lancés (juillet 2020, novembre 2020 et juin 2021). À compter du printemps 2022, un nouvel appel sera organisé chaque année. A ce jour, 13 candidatures ont été retenues et les accords-cadres entre Cirad et experts émérites ont été signés. Ils ont une durée de trois ans, renouvelable.
Les thématiques concernées sont les suivantes : agronomie, élevage, foresterie, systèmes de production, amélioration variétale, sécurité alimentaire, épidémiologie, filières, politiques publiques... Les activités de terrain ont souffert de la situation sanitaire. Mais, en fin juin 2021, 5 missions d’experts émérites étaient programmées (appui à des projets, expertise, formation, appui à l’organisation d’un symposium...).

 

Jean Philippe Tonneau

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