Jacques faye Cirad dec 90Nombreux sont les chercheurs du Cirad qui gardent un souvenir de leur collègue Jacques FAYE à la fois comme chercheur en sciences sociales, comme directeur de département de l’ISRA, comme animateur d’un réseau régional des recherches sur les systèmes de production, puis comme responsable national de la recherche agronomique du Sénégal, et enfin comme directeur scientifique du département des systèmes agraires du Cirad.

Pour faire comprendre aux jeunes collègues rassemblés à Dakar la richesse de cette carrière multiforme et internationale au service de la recherche agronomique pour le développement des agricultures ouest africaines et pour lui rendre un hommage mérité, il est nécessaire de souligner quelques originalités de son cursus.

Tout d’abord, Jacques FAYE recruté par l’Irat en 1974 a été le premier sociologue à rejoindre la recherche agronomique sénégalaise (et sans doute aussi ouest africaine). Il a apporté à ses collègues agronomes et agroéconomistes de l’Irat œuvrant au sein des « unités expérimentales » du Sine Saloum une sensibilité nouvelle à la diversité et à la complexité des activités menées au sein des « ménages-exploitations agricoles » : productions, transformations, consommation, gestion des moyens de production (travail humain et animal, ressources foncières). Il s’est préoccupé très tôt des questions foncières (objet de sa thèse soutenue à Paris X Nanterre en 1982) et en particulier de l’accès des femmes au foncier agricole.

 Après la création de l’Isra et la réorganisation de la recherche agronomique sénégalaise, Jacques FAYE s’est vu confier la direction du département de recherche sur les systèmes de production et la création du Bureau d’analyses macroéconomiques.

En mars 1986 il a présenté (avec J. Bingen et E. Landais) lors du workshop de Dakar du « West African Farming Systems Research Network » une analyse historique à laquelle on peut /il faut se référer : « The Creation and Establishment of Production Systems Research in a National Agricultural Research Institution : The Senegal experience ».

De 1987 à 1991, dans la continuité de ce colloque, basé à Ouagadougou, il a assuré la coordination du réseau régional (RESPAO en Français) de soutien aux recherches sur les systèmes de production initiées dans les institutions nationales et il a publié une revue bilingue valorisant les résultats de ces travaux. Ce réseau venait compléter les initiatives prises dans le cadre de la CORAF et du CILSS pour créer des réseaux de recherche sur les plantes, l’élevage et la résistance à la sécheresse.

 Après avoir cherché à développer des partenariats RD entre l’Isra et les sociétés régionales de développement pour promouvoir des systèmes d’innovation, Jacques FAYE a fait le pari de nouer des relations de recherche-action avec les organisations professionnelles agricoles sénégalaises.

En 1994 il a présenté à ce sujet au symposium international de Montpellier « Systems oriented Research in Agriculture and Rural Development » une communication intitulée « Local organizations. What institutional configurations are required to take account of producer organizations ? » .

Son souci d’aider les organisations paysannes à monter en puissance dans les débats de politique agricole l’amènera ensuite à se positionner comme l’un des conseillers du Conseil National de concertation et de coordination des Ruraux (CNCR).

Et enfin et ce n’est pas la moindre de ses originalités Jacques FAYE a saisi l’importance de l’enjeu  de la formation rurale ce qui va l’amener à participer activement à la création de l’Initiative Prospective et rurale soutenue par la coopération entre le Sénégal et la Suisse.

Les travaux de recherche, de créations institutionnelles et partenariales, d’animation et les engagements de Jacques FAYE en faveur des paysans ne sont pas passés inaperçus au plan international. On peut citer à cet égard :

Jim Bingen et David Gibbon auteurs du chapitre « Early Farming Systems Research and Extension experience in Africa and possible Relevance for FSR in Europa » qui le saluent en ces termes « we dedicate this chapter to the memory of Jacques Faye (1946-2010) who always put peasant farmers first »

Bruno Losch, Sandrine Freguin Gresh, Eric White, auteurs du rapport « Rural Transformation and late Developing Countries in a Globalizing World. Synthesis of the RuralStruc Programm. Final Report 2011 », qui saluent sa mémoire en ces termes « This Synthesis report of the RuralStruc Program is dedicated to the memory of Jacques Faye rural sociologist and funding members of IPAR ».

Ses collègues se souviennent aussi de ses talents de conteur et de sa capacité à capter ses auditoires en baissant la voix…..

Jean Pichot

Marc Le Moigne est décédé le samedi 6 octobre 2018 à Nice. Michel Eddi, Pdg du Cirad, a sollicité René Tourte pour lui rendre hommage.

 

Chères Collègues, Chers Collègues,

Marc Le Moigne était né le 23 avril 1935 à Maule (Yvelines) à quelques encablures de Grignon (destin ?). Il vient de nous quitter ce 6 octobre après une longue maladie. Ses obsèques se sont déroulées le 11 à Nice dans la plus stricte intimité.

Après ses études secondaires et sa préparation à l'Agro au lycée Saint-Louis de Paris, Marc avait intégré en 1957 l'École nationale supérieure d'agriculture de Grignon. S'y éveille son intérêt, qui deviendra passion, pour le machinisme, selon lui facteur essentiel du progrès en agriculture. À sa sortie en 1960, il choisit d'ailleurs une spécialisation "Machinisme et Sciences économiques connexes" qu'il suit au MASEC-CNEEMA d'Antony (qu'il retrouvera dix ans plus tard ! ).

Après son service militaire, effectué en Algérie (de septembre 1960 à septembre 1962) et son mariage avec Françoise, Marc Le Moigne est recruté par l'IRAT en 1962. Il est affecté à Bambey, au Centre national de la recherche agronomique (CNRA) du Sénégal, dirigé par Louis Sauger. Dans ce Centre, les études sur la mécanisation des techniques culturales y ont été menées de très longue date, dès l'entre-deux guerres, et reprises à partir de 1948 par René Tourte, Philippe Gaudefroy Demombynes, Robert Marchand ....

 Par sa formation et ses goûts, Marc Le Moigne se voit confier la division du machinisme agricole et génie rural. Dès 1963, il contribue, aux côtés de René Tourte, à l'exceptionnel succès des Deuxièmes Journées du Machinisme agricole de Bambey. Et jusqu'en 1970, il va apporter, avec l'équipe de l'IRAT, en étroite liaison avec ses amis Robert Nicou, Alain Bonlieu et ses collaborateurs François Plessard, Koussaye Diagne, son exceptionnelle connaissance de la machine, enrichie par de très nombreuses expériences menées en des écologies, en des conditions très diverses et en liaison avec les paysannats et les professionnels du développement rural, séduits par sa grande rigueur et ses extrêmes gentillesse et humanité. Ainsi le Sénégal et plusieurs États de l'Afrique de l'Ouest lui doivent, en bonne part, le spectaculaire essor de la culture attelée et, en certaines situations, de la motorisation intermédiaire.

 En 1970, Marc Le Moigne rejoint à Antony le Centre d'études et d'expérimentation du machinisme agricole tropical (CEEMAT, rattaché au GERDAT en 1972) alors dirigé par Charles Gaury et son adjoint Georges Labrousse. Marc se voit confier, à la suite de Claude Uzureau, l'approche économique de la mécanisation, ses contraintes, ses coûts, ses atouts pour le développement économique des agricultures tropicales, notamment familiales.

Sous les directions successives de Hervé Bichat (1975), Claude Uzureau (1977), Bernard Chèze (1983), Marc Le Moigne, alors chargé de la direction technique et de la programmation, va pendant une décennie développer une extraordinaire activité de recherche, d'expertise, de conseil qui va s'étendre, en Afrique, des Îles du Cap-Vert à la Réunion, en passant bien sûr par la plupart des pays francophones et quelques anglophones, et va déborder sur l'Amérique latine, Brésil notamment, et l'Asie du Sud-Est (Philippines). Marc appuie ses activités ultramarines sur la base d'Antony, à partir de laquelle il va garder une étroite liaison avec les institutions de recherche (CNEEMA, INRA, Instituts spécialisés et, bien entendu, les Instituts qui vont former le CIRAD) et les professionnels de la construction et de l'exploitation agricoles.

Au cours des années 1980, s'amorce le glissement progressif du CEEMAT vers le Centre CIRAD de Montpellier. Les infrastructures étant assurées, l'installation définitive s'achève en 1989, et Marc Le Moigne rejoint alors sa dernière affectation au sein d'un CEEMAT bien intégré à l'ensemble CIRAD.

En 1990, le président du CIRAD, Jacques Poly, et son directeur général, Hervé Bichat, décident de la fusion des deux départements, Systèmes agraires (DSA) et CEEMAT qui, sous la direction de Jacques Lefort, vont devenir le département des systèmes agroalimentaires (SAR). Marc Le Moigne va bien entendu y jouer un rôle essentiel, puis en prendre la direction en 1994, lors du départ de Jacques Lefort, direction qu'il conservera jusqu'à sa retraite le 31 décembre 1997, remettant alors le département entre bonnes mains, à Jean-Pascal Pichot. À son départ, le directeur général du CIRAD tiendra à remettre personnellement à Marc Le Moigne la croix de Chevalier de l'Ordre du Mérite national, en hommage à ses inestimables apports à la recherche agronomique et au développement des pays du Sud. Il était déjà Chevalier de l'Ordre national du Sénégal et Officier du Mérite agricole français.

En ces pénibles moments, nos pensées émues vont à sa chère épouse Françoise qui, toute sa vie, a apporté à Marc son soutien aimant, sans faille, et à ses trois enfants et à ses petits enfants.  

                                                                                                             

Montpellier, le 12 octobre 2018

Michel Eddi
Président directeur général 
 1968   Collègues Sénégal 108 1968   Collègues Sénégal 114  1968   Collègues Sénégal 116  1990   Montpellier Cirad 14 

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas les talents de photographe de Bernard Faye, notre collègue, récent retraité du Cirad spécialiste en productions animales, nous signalons qu'il expose des photos sur le thème "Des animaux et des hommes sur la route de la soie" au Bar à Photo, 29 ter rue Lakanal. Il y présente des vues prises en Mongolie, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Turkménistan et Turquie dans le cadre de ses missions au Cirad. L’exposition s'est tenue du 19 septembre au 12 octobre. 

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L’Adac a été représentée à l’ouverture des Rencontres 2018, le lundi 2 juillet, avec un stand bien placé à l’entrée du bâtiment de la direction.

A son installation, Francis Ganry a bénéficié de moyens informatiques du Cirad pour présenter efficacement le site de l’amicale. Le même dispositif a aussi permis de suivre en direct l’intervention de Michel Eddi à l’amphithéâtre Jacques Alliot. Au cours de la journée, Francis avec Marie-Gabrielle Bodart, Jacques Chantereau et Jean-Pierre Gaillard ont été présents pour répondre aux questions et mieux faire connaître l’amicale. Jean-Pascal Pichot nous représentait dans l’amphithéâtre où il est intervenu.

Pour conclure, notre présence a contribué à la visibilité de l’Adac pendant ces rencontres, et nous avons eu le plaisir de revoir nombre de collègues et amis qui, nous l’espérons, nous rejoindront dans le futur.

Les moments forts des rencontres peuvent être revus sur le site intranet du Cirad, et le discours du Pdg, Michel Eddi, visionné en cliquant sur l'image ci-dessous.

2018 07 02am Allocution PDG

 

 

 

 

 

 

  

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hommage Jacky Ganry PlaqueJacky Ganry nous a quittés le 4 février 2013. En hommage à son dévouement absolu aux valeurs portées par le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) et son engagement à faire progresser sans relâche la connaissance des filières horticoles, en particulier celle de la banane, une plaque commémorative a été posée sur un bâtiment de la station de Neufchâteau (Guadeloupe) le 16 avril 2018.

A cette occasion, François Côte, directeur du département Cultures pérennes du Cirad et ancien chef de l’unité de recherche Fonctionnement écologique et gestion durable des agrosystèmes bananiers et ananas, a prononcé un discours d’hommage rédigé par Jean-Pierre Gaillard.

 

 

 

Chers collègues, chers amis, chère Anne-Laure,

 C’est en qualité d’ancien directeur du département Flhor du Cirad, d’ancien président de l’Amicale des anciens du Cirad (Adac) mais surtout en qualité de collègue proche et d’ami reconnaissant que j’ai accepté d’écrire ces quelques propos suite à la sollicitation de François Côte qui aujourd’hui me fait l’honneur de les lire à ma place au cours de cette cérémonie d’hommage à Jacky Ganry.

La pose d’une plaque mémorielle dédiée à Jacky Ganry est pour moi l’aboutissement concret d’une requête que j’ai introduite voici quatre ans auprès du président-directeur général du Cirad ; c’est aussi la reconnaissance officielle de l’établissement de la carrière professionnelle exemplaire du responsable scientifique visionnaire, de l’homme dévoué, humaniste qui a œuvré toute sa vie active au service de la recherche agronomique sur les filières fruitières et horticoles tropicales. Je rappelle que j’avais engagé cette démarche avec l’approbation d’anciens directeurs de la station ou de directeurs régionaux du Cirad tels que Alain Darthenucq, Philippe Melin, Jean-Jacques Baraer, Claude Vuillaume, Marc Dorel, Emmanuel Camus, Hubert Manichon, Philippe Godon. Le choix de la station de Neufchâteau, en Guadeloupe, revêt une signification à la symbolique particulière, car au regard de la notoriété internationale de Jacky Ganry on aurait pu imaginer qu’une cérémonie comme celle-ci put se dérouler au Cirad à Paris, à Montpellier, au siège de l’Académie d’agriculture à Paris, au Carbap au Cameroun, à l’Avrdc à Taiwan, à l’Ibgri à Rome, à l’ISHS aux Pays-Bas, où sais-je encore. Le meilleur honneur qu’on pouvait faire à Jacky, c’est ici où il a laissé une empreinte singulière en ce haut lieu de la recherche française sur les bananiers dans un environnement professionnel antillais qui n’a rien oublié de l’œuvre du scientifique dont le souci de l’impact de ses recherches sur le développement ne leur pas échappé.

C’est ici à Neufchâteau, fin 1969, que Jacky a commencé à faire valoir son diplôme d’ingénieur agro de Paris- Grignon puis s’est spécialisé en bioclimatologie à l’Inra de Versailles avant d’être recruté définitivement par l’Irfa et réaffecté ici, en 1971, sous la direction locale d’Hubert Guyot et l’autorité scientifique de Jean Champion, chef du programme bananier. C’est ici qu’il a engagé ses travaux de recherche sur la croissance du bananier qui l’ont conduit à soutenir brillamment une thèse d’Etat (la seule dans le programme). C’est encore ici que, déjà conscient à l’époque que le processus de lutte chimique systématique contre les cercosporioses du bananier conduisait à une impasse économique et environnementale, il a développé par ses recherches innovantes une nouvelle démarche de lutte sur la base d’avertissements biologiques et climatiques largement utilisée par la profession antillaise puis africaine et enviée par les producteurs latino-américains. C’est enfin lui qui a soutenu ici le premier programme de création variétale de bananiers résistants aux cercosporioses. La notoriété scientifique de Jacky dont les bases ont été construites en Guadeloupe s’est largement développée à l’ensemble des pays producteurs de bananes dessert et plantains quand il a exercé de 1982 à 1992 la charge de chef du programme bananier de l’Irfa puis du Flhor donc du Cirad à la suite de Jean Champion. Il a construit une équipe pluridisciplinaire solide organisée en réseau entre la Guadeloupe, la Martinique, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Costa Rica, la Colombie, le Maroc, le Sénégal. Face aux doutes et aux hésitations, il opposait la rigueur scientifique et ne supportait pas la médiocrité. Il a été, avec Hugues Tézenas du Montcel et le professeur de Langhe, à l’origine de la création de l’Inibap puis, avec André Lassoudière, de celle du CRBP-Carbap au Cameroun. Jacky a rapidement compris que la recherche, y compris avec un volet fondamental, était un puissant moteur de développement. Pour ce faire, il a su avec talent construire des partenariats avec l’Inra, les Universités, le Cnrs, l’Université de Louvain et de Wageningen, les CNRA du Sud et faire apprécier son expertise par les organisations professionnelles de la banane, françaises et étrangères. Il avait une aptitude particulière à transformer les problématiques exprimées à différents niveaux des filières en questions de recherche pertinentes. Cette notoriété et ce savoir-faire n’ont pas échappé à la direction du département Flhor qui l’a nommé, en 1993, directeur adjoint chargé des affaires scientifiques. A ce titre, il a appliqué ses méthodes de management aux autres programmes, imprégnées d’un esprit d’anticipation d’une grande efficacité et clairvoyance. C’est ainsi que Jacky s’est fait reconnaitre et apprécier par des organismes et structures internationales telles que l’AVRDC, l’ISHS, l’IBGRI, la FAO, l’ECART, l’EFARD, le GFAR, la GLOBALHORT, autant de sigles parlant aux scientifiques ici présents auxquels on pourrait ajouter les organisations professionnelles antillaises, africaines, l’Acorbat, les Cafeteros et quelques autres sans oublier la commission européenne (DG 8 - DG12 - Coleacp) qui a financé de nombreux programmes de recherche. Par ailleurs, il s’est fortement impliqué dans l’agriculture périurbaine et sur les activités de recherche relevant de la qualité de l’alimentation et de la nutrition. Pour terminer cet éloge, j’ajouterai qu’il a été le sauveur de la revue « Fruits » en la portant au rang A avec facteur d’impact.

Tous les témoignages des personnalités du monde scientifique et du développement qui se sont exprimées lors de sa disparition prématurée en 2013 confirment mon analyse et justifient pleinement l’hommage qui lui est rendu aujourd’hui.

Jacky Ganry n’avait qu’une seule ambition : servir avec efficacité et modestie le noble mandat du Cirad et la lutte contre la pauvreté. Le message de cette plaque mémorielle doit être pour les anciens, mais surtout pour les jeunes, un rappel d’exemple d’une réussite jamais totalement aboutie mais dont la station de Neufchâteau et ses personnels sont détenteurs.

Entre les deux dates de cette vie écourtée, il y a au-delà de ce que ma mémoire érodée a retenu, des dizaines de publications scientifiques, autant de communications à des congrès, autant d’expertises, une vision construite du futur parfois dérangeante ou incomprise. Il y a aussi une culture d’entreprise sans chapelles, ouverte à de nouveaux partenariats et une cohérence d’action par le recrutement de jeunes talents qui font de brillantes carrières au Cirad et qui peuvent encore témoigner de la chance qu’ils ont eu d’avoir pour référent Jacky Ganry.

hommage jacky annelaureJe terminerai mon propos en saluant sa fille Anne Laure née en Guadeloupe et précisément dans cette station, en remerciant Michel Eddi d’avoir donné son accord pour cette forme d’hommage et à François Côte et Dominique Martinez qui l’ont concrétisé. Enfin pour mon dernier salut à mon ami, je lui adresse ces mots de St Augustin philosophe scientifique déjà prononcés lors de son départ en retraite « Le présent n’est qu’un point fugitif mais ce qui dure c’est l’attention vers le passé et de ce que du présent nous ferons l’avenir. »

Jacky Ganry reste pour moi et l’Amicale des anciens du Cirad l’un de ceux et celles qui ont marqué durablement l’histoire du Cirad et la communauté scientifique internationale attachée au progrès social et économique de l’outre-mer français et des pays du Sud. Chers collègues du Cirad résidant en Guadeloupe, lorsque vous passerez devant cette plaque, rappelez-vous que Jacky Ganry était un homme d’honneur porteur de vos valeurs et pour vous Anne Laure, qui êtes éloignée de sa sépulture en Savoie, il est désormais un peu plus proche. Merci pour lui et sa famille de votre aimable attention.

Jean-Pierre Gaillard

 

 

hommage jacky groupe2  Cliquer sur la photo