Une réunion s’est tenue le 17 juin à Baillarguet à l’initiative de Jean-Paul Lanly en poste au CTFT de 1962 à 1971, puis à la FAO de 1971 à 1996, et actuellement président de l’Association des forestiers tropicaux et d’Afrique du Nord (AFT). Elle rassemblait une quinzaine de personnes avec des représentants de l’AFT, du Cirad (actifs et retraités) de l’association Silva, d’AgroParistech Montpellier et du bureau d’études FRM (Forêts, ressources, management). L’Adac était invitée officiellement et représentée par ma personne et quelques participants à la réunion étaient par ailleurs membres de l’Adac (Gilles Mille, Jean-Guy Bertault, Bernard Mallet et Jean-Paul Lanly).

Le sol, un patrimoine pour l’humanité

La « journée sol », organisée par l’Association des anciens de l’IRD (Aida) et par l’Adac avec le soutien de l’IRD, du Cirad et de la ville de Montpellier, s’est déroulée le 21 novembre 2015 de 10h00 à 18h30, Salle Rabelais à Montpellier.
La journée a été ouverte par Patrick Caron (Cirad), directeur général délégué à la recherche et à la stratégie du Cirad et Christian Feller (IRD), membre du Comité exécutif de l’Union internationale de science du sol (UISS).

L'autosuffisance de l'Afrique en riz, opportunités et défis

Ce sujet d'importance a été abordé lors d'une table ronde organisée à Montpellier, le 28 septembre 2016, en marge du 14e symposium international sur la génomique fonctionnelle du riz.
Cette table ronde réunissait Harold Roy-Macauley (directeur d'Africa Rice), Jacqueline Rakotoarisoa (directrice scientifique du Fofifa Madagascar), Gaoussou Traoré (coordinateur riz de l'IER Mali) et Frédéric Lançon (économiste du Cirad Montpellier).
la culture du rizDans la plupart des pays africains subsahariens et de Madagascar la consommation de riz augmente rapidement du fait à la fois du croît démographique et de l'intérêt croissant des populations, urbaines comme rurales, pour cette céréale facile à cuisiner. Pour faire face à cette demande en augmentation il a paru commode, fut un temps, de recourir à des importations plutôt que de promouvoir la production nationale ou régionale. La prise de conscience du coût de ces importations et de la dépendance aux décisions des pays exportateurs, a conduit à la relance des recherches nationales et régionales et à la mise en œuvre de politiques agricoles plus incitatives.
Les orateurs ont pris soin d'exposer de façon optimiste la situation actuelle et les perspectives d'avenir en insistant sur le potentiel des variétés et des techniques de culture élaborées par la recherche, sans pourtant minimiser les difficultés que rencontrent les petits agriculteurs pour mettre en œuvre des systèmes de production plus intensifs. Faut-il pour autant promouvoir – et comment ? – des exploitations de plus grande taille et de quelle manière assurer la rémunération du travail et du capital en produisant uniquement une céréale de base dont le prix est une donnée sensible pour les consommateurs, donc pour les politiques ?
Cette table ronde n'a pas évoqué, ou seulement à la marge, les conséquences que pourront entraîner sur la production rizicole régionale – africaine et malgache – les changements du climat et du niveau des mers dont on parle de plus en plus, sur les rizicultures de mangrove, les rizicultures pluviales et les rizicultures irriguées dépendant du débit des fleuves.... Cet horizon est plus lointain il est vrai.
Il faut remercier les organisateurs pour ce débat très intéressant.

Jean-Pascal Pichot