Les cacaoyers de Guyane

Présentation d’ouvrage par Nicole Pons

 

les cacaoyers de guyane

 Les cacaoyers de Guyane

Philippe Lachenaud (coordinateur)

    

Biotope éditions

Collection Science & Découverte - PNRG

 déc. 2019, 48 p.

 

 

 

Il existe dans le sud-est de la Guyane un groupe génétique particulier de cacaoyers dénommé « Guiana », qui n’est connu que de cette région et de celle du Rio Jari au Brésil. Depuis 1978 le Cirad (à l’époque IFCC, puis IRCC) s’est fixé comme objectif l’étude des cacaoyers de Guyane, en particulier la prospection, la collecte et la sauvegarde des cacaoyers spontanés dont les populations, d’accès difficile, sont situées en zone protégée.

Dans cet ouvrage, Philippe Lachenaud évoque les premières découvertes des pionniers et l’historique de la cacaoculture en Guyane, décrit les prospections réalisées depuis 1987, leur bilan, les zones écologiques occupées par les cacaoyers et les activités de recherche menées sur le matériel collecté. Le propos est largement illustré de nombreuses photos de qualité (arbres, fleurs, fèves et surtout cabosses). Une abondante bibliographie est également citée.

En 2018, une véritable core collection de 41 clones a été publiée et devrait être mise en place pour faciliter les futures études de ce matériel végétal. Pendant plus de 10 ans, les études agronomiques individuelles de caractérisation et d'évaluation (productivité, résistance aux maladies) et technologiques (poids et taille des fèves, intensité aromatique des chocolats produits) ont permis de sélectionner 8 clones « candidats-élites » proposés pour la cacaoculture en Guyane et les photographies de leurs cabosses sont présentées. A noter que ces études phénotypiques ont été complétées par des études d'association pangénomique pour rechercher des QTLs (Genome Wide Association Study + sélection génomique).

Les données rassemblées dans cet ouvrage devraient inciter les Guyanais à tenter la cacaoculture de ces variétés originales et remarquables qui, de plus, peuvent être cultivées en Guyane sous forme clonale en raison de la pluviométrie favorable.
Un chapitre complémentaire est consacré à l’utilisation locale du cacao (consommation du mucilage des fruits, petites tablettes de chocolat avec parfois des éclats de fèves et des « plantes stimulantes », « bâton cacao », confiseries…