monique barbronCette histoire vraie se passe dans les années 1970 à l’IEMVT qui était installé dans l’enceinte de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort. Nous avions, et nous avons toujours au Cirad, un élevage de glossines, mouches propagatrices de la maladie du sommeil. On cherchait un moyen de lutter contre cette maladie qui fait des ravages en Afrique tant chez les animaux que chez les hommes. Après différents essais négatifs, il fut décidé d’étudier la composition de l’hémolymphe – qui, chez les insectes, remplace le sang – des glossines.

Voici la genèse de cette poésie qui a été primé en concours de poésie, racontée par l'auteur lui-même:

"J'ai écrit ce texte sur le coup d’une forte émotion lorsque j’ai écouté chez des amis, un musicien africain jouer merveilleusement de la Kora. Toute l’Afrique m’est alors remontée en moi et le seul moyen de me débarrasser de cette sorcellerie était d’écrire ce qui me tenait au cœur. Ce n’est pas toute cette Afrique que j’ai longuement parcourue mais quelques étapes qui m’ont marqué avec chaque fois une petite histoire, une anecdote, une aventure..."

Roger Bertrand

Lire le poème

J'ai écrit ce poème pour un concours de poésie très coté dont le thème imposé était la terre et l’univers. Ces concours sont anonymes pour le jury. Après ma conférence sur le climat, ce poème témoigne que si je suis, comme on dit, climato-sceptique, je n’en n’ai pas moins un grand respect des choses de la nature et ne suis pas indifférent aux dégradations de notre milieu naturel.

Roger Bertrand 30/11/2016

Je l’ai vu à sa naissance ; il était tout petit. À peine un filet d’eau dont j’aurais pu doubler le volume en vidant ma gourde.
Sans un bruit l’eau sourdait, tranquille, entre trois brins d’herbes sous l’œil amusé d’une libellule bleue et d’un scarabée joueur.
C’était dans le pays où Stanley rencontra le docteur Livingstone, sur les bords du lac Tanganyika.

Ce poème est un témoignage de reconnaissance à Roger Bertrand écrit par l'une de ses amies poète.

  IL A LAISSE SON CŒUR…

Il a laissé son cœur dans le cœur de l’Afrique,
Ce sont ses propres mots ; pour d’intimes raisons.
Il conserve en mémoire un vécu qu’il explique,
Le voilà survolant de lointains horizons. 

Voici un petit poème mis en musique et dit par un ami qui pratique tous les arts. Ce poème m'a été inspiré par un tableau peint précisément par cet ami.

Roger Bertrand, 28 janvier 2018

Le poème « Sahel » est une suite de « Miserere ».

Vous comprendrez sans doute le symbolisme de l'encadrement en fil de fer barbelé de « Sahel » et celui en forme de chaîne de « Miserere ».