Présentation d'ouvrage par Jean-Pierre Gaillard

ifcc irccPetit éphéméride IFCC-IRCC

Trois ans après la création du Cirad, Hervé Bichat, son directeur général, sollicitait les directeurs des départements pour écrire l’histoire des instituts les ayant précédés jusqu’en 1984.

Sur les neuf responsables de ces départements, huit ont écrit l’histoire de leur institut publiée dans la collection « Autrefois l’agronomie ». Un seul, l’IFCC devenu IRCC, n’a pas apporté sa contribution à cette collection historique. La majorité des responsables en capacité de faire ce travail de mémoire ayant disparu de même que grand nombre d’archives, on doit rendre hommage à Jean-Claude Monnet, ancien comptable de l’IFCC, pour avoir osé se livrer à ce difficile exercice d’écriture. Les anciennes fonctions de notre collègue ne le conduisaient pas naturellement à retracer l’histoire scientifique de l’IFCC de 1957 à 1984. Intelligemment, il l’a fait à sa manière en restituant les procès-verbaux des conseils d’administration, des assemblées générales de l’institut et les sommaires de tous les numéros de la revue scientifique « Café, cacao, thé ».

Le rendu de ce travail intitulé « Petit éphéméride IFCC- IRCC » est de fait diffèrent des autres publications de la collection, il n’en demeure pas moins une restitution fidèle des évènements, des décisions et des principaux résultats de recherche qui ont fait la notoriété des équipes de recherche et contribué significativement à l’augmentation de la production de café et de cacao en Afrique de l’Ouest. Dans cet éphéméride, on découvre avec intérêt comment, sous l’impulsion de l’homme d’Etat Georges Monnet, René Coste premier directeur général de l’IFCC a bâti en quelques années un dispositif de recherche performant en Côte d’Ivoire, à Madagascar, en République centrafricaine puis au Cameroun, au Vanuatu et au Gabon, sans oublier les partenariats avec l’Amérique latine. Les noms des chercheurs qui ont le plus publiés dans la revue de l’institut rappellent à certains d’entre nous des souvenirs pour les avoir côtoyés sur le terrain ou dans les laboratoires du département Cultures pérennes (CP) à Montpellier. Merci à Jean-Claude Monnet d’avoir mis en exergue une aventure scientifique et humaine collective qui a failli tomber dans l’oubli.