Contribution de Michel Havard

Chercheur au Cirad dans le domaine de la mécanisation agricole, puis en agronomie sur les systèmes de production et maintenant en agroéconomie au Cirad-Département Environnement et Sociétés (ES), Michel havard est actuellement basé au CIRDES (Centre International de Recherche Développement sur l'Elevage en zones sub humides). Ancien responsable de la division du machinisme agricole et génie rural au CRA (centre de recherches agronomiques) de Bambey, il a longtemps travaillé au Cameroun comme chercheur et conseiller à la direction scientifique de l'IRA. Animateur de plusieurs projets en Afrique de l'ouest, il a encadré de nombreux étudiants et stagiaires. Voici sa contribution.

Le thème de cette tribune est intéressant. Mais qu'entend-on par labour ?

Voici quelques documents : un ouvrage de 2007 sur un colloque tenu à Nozay en 2006 ; Labour, sillon et culture des terres ; Labourer, pourquoi faire ? Préparation du sol et équipements ; Le travail du sol dans les systèmes mécanisés tropicaux ; Travail du sol en culture seche traction animale ; Document Ceemagref.

Le manuel de traction animale Cirad (1996), tout comme le manuel de motorisation (1998), existent tous les deux en version numérique, mais parce qu'ils sont volumineux nous les mettrons en ligne plus tard. De nombreux autres documents techniques ont aussi été scannés. On peut les obtenir auprès de Christine Rawsky (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)En particulier, la collection "Documents Systèmes Agraires" du DSA des années 80-90 :
- Fertilité du milieu et stratégies paysannes sous les tropiques humides, actes séminaire 1995
- Fertilité et relations agriculture-élevage en zone de savane, actes atelier 1998
- Le travail du sol dans les systèmes mécanisés tropicaux, actes colloque 1996
-Techniques d'amélioration de la production agricole en zone soudano-sahélienne, Manuel à l'usage des techniciens du développement Rural (Dugué et al., 1994).

En ce qui concerne la charrue, il existe aussi le document suivant que je n'ai pas et que je n'ai pas trouvé en version numérique :

 

Contribution de Georges Raymond

 Economie de la mécanisation en région chaude.

Travail du sol en zone cotonniere & Agriculture africaine et travail du sol

 
Contribution de Francis Ganry
 
Les sols sableux de l’Afrique de l’Ouest ont la vertu des pauvres : ils sont pauvres mais ils ont une grande capacité d’accueil et de générosité, à condition de savoir leur parler ! Cette capacité d’accueil, c’est le formidable pouvoir d’enracinement qu’ils offrent aux cultures. Le labour - et à plus forte raison l’amendement organique - leur confèrent ce pouvoir. Je rappelle  dans une note les acquis de la recherche qui permettent d’étayer cette assertion.
 
Le travail du sol en Afrique de l'Ouest a fait l'objet d'importantes recherches et d'opérations de développement dans nombre de pays, notamment par René Tourte, Claude Charreau et Robert Nicou qui ont publié deux documents de référence sur le sujet Réflexions sur les voies et moyens d'intensification de l'agriculture en Afrique de l'Ouest (Tourte, 1974) et Amélioration de profil cultural en zone trropicale sèche (Charreau et Nicou, 1971).
 

Plus récemment, René Billaz et ses collaborateurs du Burkina Faso, ont développé une stratégie de développement agroècologique, fondée entre autres sur la petite mécanisation donnant lieu à deux ouvrages publiés récemment Faire du Sahel un pays de cocagne. Le défi agro-écologique (Billaz, 2016) et Lutte contre la désertification dans la Région Nord du Burkina Faso. 40 ans de recherche-développement (Billaz, 2017)

 

Contribution de Christian Pieri 

Christian Pieri consacre un chapitre Labour et bilan organique des sols cultivés dans son livre Fertilité des terres de savanes (Pieri, 1989). Plus récemment, il a produit un document sur le non labour (Pieri et al., 2002).

 

Le sol, un patrimoine pour l’humanité


La « journée sol », organisée par l’Association des anciens de l’IRD (Aida) et par l’Adac avec le soutien de l’IRD, du Cirad et de la ville de Montpellier, s’est déroulée le 21 novembre 2015 de 10h00 à 18h30, Salle Rabelais à Montpellier.
La journée a été ouverte par Patrick Caron (Cirad), directeur général délégué à la recherche et à la stratégie du Cirad et Christian Feller (IRD), membre du Comité exécutif de l’Union internationale de science du sol (UISS).

L'autosuffisance de l'Afrique en riz, opportunités et défis

Ce sujet d'importance a été abordé lors d'une table ronde organisée à Montpellier, le 28 septembre 2016, en marge du 14e symposium international sur la génomique fonctionnelle du riz.
Cette table ronde réunissait Harold Roy-Macauley (directeur d'Africa Rice), Jacqueline Rakotoarisoa (directrice scientifique du Fofifa Madagascar), Gaoussou Traoré (coordinateur riz de l'IER Mali) et Frédéric Lançon (économiste du Cirad Montpellier).
la culture du rizDans la plupart des pays africains subsahariens et de Madagascar la consommation de riz augmente rapidement du fait à la fois du croît démographique et de l'intérêt croissant des populations, urbaines comme rurales, pour cette céréale facile à cuisiner. Pour faire face à cette demande en augmentation il a paru commode, fut un temps, de recourir à des importations plutôt que de promouvoir la production nationale ou régionale. La prise de conscience du coût de ces importations et de la dépendance aux décisions des pays exportateurs, a conduit à la relance des recherches nationales et régionales et à la mise en œuvre de politiques agricoles plus incitatives.
Les orateurs ont pris soin d'exposer de façon optimiste la situation actuelle et les perspectives d'avenir en insistant sur le potentiel des variétés et des techniques de culture élaborées par la recherche, sans pourtant minimiser les difficultés que rencontrent les petits agriculteurs pour mettre en œuvre des systèmes de production plus intensifs. Faut-il pour autant promouvoir – et comment ? – des exploitations de plus grande taille et de quelle manière assurer la rémunération du travail et du capital en produisant uniquement une céréale de base dont le prix est une donnée sensible pour les consommateurs, donc pour les politiques ?
Cette table ronde n'a pas évoqué, ou seulement à la marge, les conséquences que pourront entraîner sur la production rizicole régionale – africaine et malgache – les changements du climat et du niveau des mers dont on parle de plus en plus, sur les rizicultures de mangrove, les rizicultures pluviales et les rizicultures irriguées dépendant du débit des fleuves.... Cet horizon est plus lointain il est vrai.
Il faut remercier les organisateurs pour ce débat très intéressant.

Jean-Pascal Pichot