IMG 3223rtPour notre première sortie de l’année 2017, nous nous sommes retrouvés le 25 avril vers 10 heures 30 à l’entrée des Carrières de Lumière aux Baux-de-Provence. Suite à des désistements de dernière minute, nous n’étions que 19 pour la visite ce qui ne nous permettait pas de bénéficier d’un tarif de groupe. Avec sa réactivité et sa force de conviction, Jean-Pierre Gaillard a persuadé deux touristes de se joindre à nous pour avoir droit aux réductions attendues.IMG 3244rt

 Le site de la carrière est imposant avec une entrée monumentale taillée dans le calcaire. Une fois à l’intérieur, nous avons été plongés dans une immense nef minérale et sombre au sol damé. Des cubes rocheux non évidés en constituent les piliers. Ce sont sur leurs surfaces et celles des parois de la carrière que sont projetés des tableaux d’une thématique qui changent chaque année. Dans notre cas, le spectacle présentait des peintures de Bosch, de Arcimboldo et de la dynastie des Bruegel. Le foisonnement et la vivacité des thèmes peints par ces artistes, la multiplicité des projections, l’originalité du fond sonore fait d’extraits de Carmina Burana, des Quatre Saisons de IMG 3241rtVivaldi, des Tableaux d’une Exposition de Moussorgsky ou encore des morceaux de Led Zeppelin, tout cela, nous a plongé dans un univers fantasmagorique.

Nous sommes restés une bonne heure à voir le spectacle qui passait en continu. Au besoin, nous pouvions nous assoir sur des bancs taillés dans la roche et nous concentrer sur les images qui faisaient face. 

IMG 3228rtAu fond de la carrière, des rampes montantes constituent comme un chevet permettant de contourner en surplomb le chœur de la nef. Au fil de ce parcours, les perspectives changeaient mais les images projetées restaient toujours fascinantes par l’étrange imaginaire de la Renaissance qu’elles nous donnaient de voir. Pour ma part, j’ai regretté que des explications orales n’aient pas été apportées en préambule au spectacle. Elles nous l’auraient rendu plus informatif. 

 

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Nous nous sommes satisfaits de sensations visuelles et musicales facilement accessibles à divers publics comme celui des écoliers ou des touristes étrangers nombreux à faire la visite. Comme nous étions en début de saison, l’affluence était contenue mais il doit en être différemment en plein été avec, en plus, l’attractivité des températures fraiches du lieu. 

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Latéralement à la carrière, se trouve à gauche de l’entrée une sorte d’annexe tout aussisi monumentale mais essentiellement à ciel ouvert. Nous y avons vu un intéressant film sur la vie de Jean Cocteau qui a tourné aux Baux-de-Provence des scènes de son film Le Testament d'Orphée.

 

 

 

IMG 3262rtAprès les satisfactions visuelle et sonore, un déjeuner nous attendait au restaurant « O Caprices de Mathias » à l’entrée de Saint-Rémy-de-Provence. Les difficultés à nous y rendre ayant été surmontées, nous avons profité du repas dans une ambiance sympathique et non rancunière d’un changement de dernière minute du menu. Cette modification due à un raté de livraison de la commande faite par le restaurant, a permis de tester notre sens de l’adaptation aux imprévus développé sous les tropiques.

 

 

Après ces conviviales péripéties, les plus courageux sont allés visiter Saint-Rémy tandis que les autres ont pris le chemin du retour.

Ce film a été tourné en 1975 à Maradi, grande ville Haoussa à 670 km à l'est de Niamey. C'était alors une cité accueillante et animée par le commerce et les trafics de tous ordres. Elle était une étape pour de nombreux Européens traversant le Sahara. Comme le montre le film, j'ai pu assister à la cérémonie de la Tabaski sans aucun problème. Les chefferies Haoussa, dans les plus beaux atours, y déployaient leur faste. Je suis repassé à Maradi 30 ans plus tard. L'ambiance avait bien changé. La charia se mettait en place. Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui la Tabaski soit aussi festive à Maradi et que les « Nassaras » puissent y tourner des images comme que je l'ai fait à l'époque.  Jacques Chantereau

Ce diaporama est sonorisé, donc monter le son si nécessaire

 

   

   

Pour cette dernière sortie avant la trêve estivale, nous nous sommes retrouvés, le 1er juin 2017, pour deux visites « archéologiques ».
Le matin, nous avons visité le village préhistorique de Cambous sous la conduite d’un jeune archéologue aussi compétent qu’enthousiaste et communicatif. Datant de l’ère chalcolithique (âge du cuivre), au troisième millénaire avant notre ère, le site se compose de quatre groupes de cabanes en pierres sèches originellement recouvertes d’une toiture végétale.

La couche archéologique, d'épaisseur irrégulière, a livré du mobilier composé de céramiques, de déchets de débitage de silex, de déchets de cuisine et d'un très rare outillage en métal (cuivre). Une cabane a été reconstituée, permettant d’illustrer le cadre de vie de ces lointains languedociens qui pratiquaient déjà l’agriculture et l’élevage dans un milieu naturel encore préservé, dont la garrigue actuelle constitue une forme dégradée. Les restes de constructions sont réduits à la base des murs, d’une hauteur d’un mètre en moyenne, la superstructure ayant été détruite par l’érosion ou ayant servi à alimenter les fours à chaux au fil des siècles. Ces « cabanes » n’avaient pas encore les formes géométriques des constructions ultérieures ; l’ensemble est constitué de cellules ovalaires, coalescentes, à parois très épaisses, de grandes dimensions, qui laissent présumer un habitat collectif dont il ne subsisterait que le squelette minéral, suffisamment suggestif toutefois pour susciter l’émotion du visiteur près de cinq millénaires plus tard. On ne trouve pas trace de fortifications ni d’édifices dédiés au culte, aux sépultures ou à une quelconque classe dirigeante. Ce sont les trous à déchets, comme souvent, qui ont livré les restes les plus révélateurs de la vie quotidienne de ces populations, que nous découvrons très proches de nous.

Après un repas convivial et reconstituant, comme d’habitude à l’Adac, l’après-midi fut consacrée à la visite du Musée d’arts (notez le pluriel !) et d’archéologie des Matelles, localisé dans la prestigieuse Maison des Consuls, magnifiquement restaurée. Une première section présente les objets recueillis sur les divers sites archéologiques de la région, dont le plus émouvant : une vertèbre humaine percée d’une pointe de flèche en silex... Un équipement pédagogique (bornes interactives) permet de situer ces pièces dans leur contexte et de visionner les techniques (reconstituées) des potiers, métallurgistes et fabricants d’outils contemporains des habitants de Cambous.

Une autre section du musée est consacrée à des expositions temporaires d’art contemporain, sans doute pour susciter un effet de contraste, mais l’art contemporain ne puise-t-il pas son inspiration dans les arts dits premiers ?

Robert Schilling

Ci-dessous quelques photos légendées (placer le pointeur de la souris sur la photo pour lire la légende), prises lors de cette journée. Cliquer sur la photo pour l'agrandir                                                              
 
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Je l’ai vu à sa naissance ; il était tout petit. À peine un filet d’eau dont j’aurais pu doubler le volume en vidant ma gourde.
Sans un bruit l’eau sourdait, tranquille, entre trois brins d’herbes sous l’œil amusé d’une libellule bleue et d’un scarabée joueur.
C’était dans le pays où Stanley rencontra le docteur Livingstone, sur les bords du lac Tanganyika.

Grâce à l'Irat, en 1975, j'ai eu la chance de bénéficier d'une année sabbatique dans une Université américaine, au titre de Visiting scientist, pour me perfectionner dans les domaines de la physique-chimie, de la physique des sols et de la minéralogie, qui au départ devait de dérouler en Caroline du Nord chez le Pr Pedro Sanchez, que j'avais rencontré par ailleurs. Et finalement quand j'ai eu obtenu tous les accords, Pedro avait fait le plein de Visiting scientists et m'a adressé chez le Pr Goro Uehara au College of Tropical Agriculture, à Hawaii. Cela a été une agréable surprise, d'autant que sur le plan professionnel j'ai pu m'immerger dans les sols ferralitiques tropicaux que je n'aurais pas pu découvrir en Caroline du Nord. J'avais apporté avec moi 2 kg de sol Dior... qui ont été baptisés par soils scientists hawaiiens « nothing soil »... en raison je crois de leur taux d'argile et de matière organique très faible ! Voici le récit, rédigé en 1976, sur mon séjour à Hawaii en 1975-1976.

                                                                                                                                                                                                Christian Pieri, 4 janvier 2016

sessioncodelaroute

Organisée par la Préfecture de l’Hérault avec La Sécurité Routière, une session de sensibilisation aux risques routiers, présentée par M. Paul Taliercio, intervenant départemental, s'est déroulée le mardi 26 avril 2016 au Cirad. Etaient présents une trentaine de membres de l'Adac. Trois grands chapitres furent développés :
- Accidentologie des seniors.
- Code et infrastructures (giratoires, tourne à gauche, nouveaux panneaux, etc.).
- Santé et conduite (conduire le plus longtemps possible mais en bonne santé et sans risques).
La session s'est terminée par un petit quizz sur le code de la route.

La qualité pédagogique et l'approche adoptée par l'animateur ont été unanimement appréciées par l'ensemble des participants.