Ce poème est un témoignage de reconnaissance à Roger Bertrand écrit par une amie poète.

IL A LAISSE SON CŒUR…

Il a laissé son cœur dans le cœur de l’Afrique,
Ce sont ses propres mots ; pour d’intimes raisons.
Il conserve en mémoire un vécu qu’il explique,
Le voilà survolant de lointains horizons.  

Il a laissé son cœur quelque part en Afrique,

Et nous entraîne tous dans ses nombreux parcours ;
Raconte-nous encor, la voix mélancolique,
La vente de l’esclave à la peau de velours.

C’était à Tombouctou cette ville mythique,
Le marchand proposait contre un menu fretin,
L’achat de cette belle au devenir tragique ;
Il ne saura jamais le poids de son destin.
 
Il a laissé son cœur d’humble scientifique,

L’empreinte de ses mains, les fruits de son passé,
Il en parle toujours de façon poétique,
L’attachement est tel qu’il comble le fossé.

Mais depuis son départ l’Afrique est nostalgique,
Elle pleure le maître et surtout le chercheur,
L’homme qui chérissait ce pays magnifique,
Gardant au fond de lui l’immortelle fraicheur.

Son cœur veut repartir, ce n’est point utopique,
Cette terre l’attend, Dieu seul décidera.
Tel un aigle royal d’un vol emblématique,
Dans son dernier sommeil son vœu s’exaucera.

Sylvaine Gabin, décembre 2016


Commentaires   

# ENJAME-BRUNA Josette 11-04-2017 18:02
Que sont-ils devenus ces chercheurs africains qui nous faisaient rêver et toutes ces stations qu'ils ont tant choyées. L’Afrique est devenue bien triste . Reverra-t-elle un jour ces amoureux si utopistes; Tous ces voyages lui ont donné un visage. Lui permettront-ils de devenir plus sage.
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# GANRY Francis 27-04-2017 09:54
Nous les expatriés avons connu, à des degrés divers certes, des moments difficiles liés à l’éloignement à une époque sans internet et sans téléphone (j’allais à Dakar pour téléphoner à mes parents) et aux conditions de vie, surtout loin des grandes villes, mais notre travail était exaltant parce que notre mission était d’agir pour une noble cause, celle d’améliorer les conditions de vie des paysans que nous avions la chance de rencontrer. Cette gratification nous incitait à persévérer, et endurer l'épreuve s’il le fallait ! Alors, si en plus nous avions su que nous pouvions apporter du rêve à nos collègues de France comme vous l’écrivez, cela nous aurait encore plus encouragés. Maintenant je comprends mieux le dévouement qui animait certains/es assistantes et techniciens/es de France dans l’accomplissement de leur travail à nos cotés. Vous en faites partie Josette, mais je pense à d’autres aussi. Francis Ganry
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