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Le CST (Comité scientifique et technique) de l'Isra a visité le village de Daga Birame en novembre 2016 et écouté les villageois (qui parlent en wolof dans le film mais dont les propos sont résumés en français).

 Le film présenté ici a été réalisé à partir des vidéos prises par le cameraman de l'Isra lors de cette visite.

 Depuis 2013, les paysans de Daga Birame, un village situé au sud de Kaffrine, au sud-est de Kaolack (voir carte) dans le centre du Sénégal, pratiquent une agriculture adaptée au changement climatique en se fondant sur la recherche et les prévisions météorologiques... et avec l'aide de radios communautaires.

Le projet implique l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacim) du Sénégal et le Programme de recherche sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS) du partenariat international de recherche agricole CGIAR, un consortium qui regroupe une quinzaine de centres de recherche dans le monde. Le projet est piloté par le centre national de recherches forestières de l’institut sénégalais de recherches agricoles (Isra/CNRF).

     

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La presse s'est déjà intéressée à ce village modèle. L'Adac au titre du monde associatif souhaite contribuer à le faire connaître en diffusant le film ci-dessus, auquel un de ses membres a contribué, et recueillir les avis et informations suscités par ce film et qui pourraient bénéficier à l'Isra et aux villageois. Nous attendons vos commentaires et vos contributions dans cette tribune libre. Si vous avez ouvert un compte sur le site, vous devez vous enregistrer avant d'écrire votre commentaire.                                             

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Commentaires   

# Dr Diaminatou Sanogo Directrice du Centre National de Recherches Forestières/ISRA 15-03-2017 20:49
Réponse à M. Feller : oui le développement du village est soutenu financièrement par un projet de recherche-action dont les actions prioritaires sont le renforcement de capacités des acteurs. Mais il y a des défis et limites ( l’allègement des travaux des femmes, le renforcement en gestion des revenus communautaires et l'électrification à énergie renouvelable ......).
Nous restons ouvert à d'autres types de partenariat pour soutenir cet élan et renforcer le modèle pour sa diffusion à large échelle au niveau national et international.
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+1 # PICHOT Jean 22-02-2017 22:26
Grand merci pour ce document. Je me demande s'il ne devrait pas y avoir un peu plus de place à l'avenir dans la plate forme d'innovation pour les productions animales et en particulier du fumier et/ou du compost ..... mais aussi bien sur du lait voire aussi des œufs
ce pourraient être des moyens de valoriser le maïs qu'ils produisent ou vont produire
Je suis intrigué par les microdoses d'engrais : où les agriculteurs se les procurent-ils ? JPP
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# GANRY Francis 22-02-2017 22:45
Oui, je pense que tu as raison (j'en prends conscience en lisant ton message) la composante animale est effectivement sous-exploitée et ses marges d'amélioration doivent être grandes. Le fumier : il est sans doute de mauvaise qualité, et sa valorisation par compostage aurait un effet positif direct sur la fertilité du sol et sur les rendements. Le lait : une petite laiterie qui collecterait le lait des environs pour en faire lait caillé ou yaourts serait j'en suis sûr viable et rentable mais faudrait de l'électricité et là je pense à une centrale solaire à l'instar de celle qui fait fonctionner les pompes pour l'irrigation dans le village* ; il y aurait là une ressource potentielle formidable, à laquelle l'ISRA a sans doute pensé et qu'il devra promouvoir et encadrer.
* ma proposition est basée sur une réalisation opérationnelle de ce genre à Dhara qui marchait très bien (tenue par une femme) mais était malheureusement défaillante à l'époque où je l'avais visitée en raison des nombreuses coupures d'électricité, d'où ma suggestion à l'époque d'investir dans une petite centrale de biogaz du fait de gisements importants de fumier (Dhara étant un lieu d'élevage important)
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+1 # DEMOMBYNES Philippe 20-02-2017 20:44
Un très grand BRAVO pour cette performance, cette prouesse, ce reportage au village ‘’ climato-intelligent’’ . Il y a, comme de coutume, pas mal de discours dont certains, en wolof, m’ont échappé. Ils reflètent de la bonne volonté, une saine orientation, une certaine détermination. Je n’ai pas saisi pourquoi les panneaux d’information sont en anglais (véhicule de communication universel.? ) En arrière plan, au delà des personnages, j’ai remarqué de belles parcelles de mil ( j’aurais aimé voir d’autres productions vivrières) cultivées en lignes, ce qui ne se faisait pas il y a 60 ans lorsque j'y étais. Une petite adaptation simple du semoir à arachides permettrait d’enfouir l’urée (ce qui est impératif comme le souligne Francis Ganry) à une profondeur adéquate de l’ordre de 5 cm. Francis Ganry a eu raison d’insister sur la nécessité d’incorporer au sol de la matière organique ainsi que des phosphates locaux. C’est primordial ! Philippe Gaudefroy Demombynes responsable adjoint de la division d'agronomie du CRA de Bambey de 1951 à 1960.
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+2 # FELLER Christian 18-02-2017 13:22
Bravo à l'ISRA et au CST pour ce projet absolument formidable et en espérant que, pour ce village, c'est une nouvelle voie trouvée et pas seulement une expérience à durée limitée. Ce film est bien fait et sympa et j'ai eu beaucoup de plaisir à voir et entendre mon vieux copain Francis Ganry, toujours actif pour le développement. Excellente idée aussi de l'ADAC de diffuser ce document que je vais faire suivre dans mes propres circuits. Une question que je me pose et qu est d'ordre financier : ce projet est-il financièrement soutenu au niveau du village et des paysans ou ceux-ci se débrouillent-ils tout seul ? J'ai beaucoup aimé les "microdoses" de fertilisants (car c'est une des clés de la réussite) ainsi que le baobab et ses sous-produits. Ce serait extrêmement intéressant de le savoir. Merci encore pour ce bon moment à se retrouver dans ce Sénégal bien rural, mais tourné vers un avenir, espérons-le meilleur pour ses habitants et pour l'environnement.
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+1 # GRIFFON Dany 17-02-2017 17:19
Félicitations! Voilà une belle initiative de l'ADAC sur un sujet d’intérêt majeur.
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