Gisèle Moha – 17 février 2016
Nous venons d’apprendre avec beaucoup de tristesse le décès de notre collègue Gisèle Moha dans sa 87e année.

Née à Bône (Algérie) en 1929, elle avait fait une école commerciale privée et commencé à travailler dès 1948 comme secrétaire de direction dans plusieurs entreprises et, à partir de 1954, dans l’entreprise d’annonces publicitaires de son époux. En 1962, ils ont dû tout abandonner pour venir se réfugier en France avec leurs deux enfants, comme beaucoup de rapatriés. Veuve en 1964 après le décès accidentel de son époux, elle a dû trouver du travail d’abord dans le Gers, puis dans la région de Montpellier, dont le climat lui rappelait sans doute un peu son pays. De 1967 à 1977 elle a travaillé à Tailleur déménagements, à Fréjorgues, comme chef de bureau du secrétariat. Le 1er juin 1977, elle était engagée au Gerdat comme assistante, au laboratoire commun Culture in vitro, secrétaire de M. Dublin puis de M. Schwendiman. Secrétaire efficace et appréciée, elle était douée d’une grande sociabilité et de l’avis de ses responsables, son niveau de compétences dépassait largement les tâches qui lui étaient confiées. En 1986, elle a reçu la Médaille d’honneur du travail. Gisèle a pris sa retraite le 30 juin 1989. Son dynamisme naturel n’a pas été émoussé par la vie de retraitée : elle a continué à oeuvrer auprès de plusieurs associations de rapatriés et faisait partie d’un club de bridge. Elle s’est fortement investie dans la réflexion qui a mené à la création de l’Adac, l’Amicale des anciens du Cirad, et faisait partie des membres fondateurs de l’association. Toujours fidèle, elle a participé aux réunions du bureau et du conseil d’administration, aux assemblés générales, aux manifestations et sorties festives de l’association, appréciée pour sa gaieté et sa bonne humeur. Toutes ces activités ne l’empêchaient pas de s’occuper par ailleurs de sa famille et d’aider efficacement ses enfants. C’est ainsi qu’à plus de 80 ans, elle n’hésitait pas à prendre sa voiture pour aller dans le Gard aider son fils et sa compagne à cuisiner des repas pour plus de 80 personnes. Ce fut une vie riche avec des épreuves mais au cours de laquelle Gisèle a toujours fait preuve de volonté et de courage.

À Gisèle Moha de Jean-Claude Keslacy